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Alvin Ailey American Dance Theater

'Revelations', 'Winter in Lisbon', 'Treading'

by Valérie Beck

représentation du 24 juin 2003 -- Palais des Sports / Paris

Comment rester de glace devant une représentation de la compagnie d’Alvin Ailey ? Le plaisir de danser et de faire partager l’amour de la danse est tel chez ces danseurs qu’il embrase la salle toute entière, véritablement mise à feu !

Je n’avais qu’une envie en les voyant : me mêler à eux pour danser avec, et je pensais : « voilà la façon dont je voudrais vivre ma vie, en la dansant, en la fêtant, même dans les moments les plus douloureux. » Il y avait le 24 juin, une ambiance de concert de rock au palais des sports, les applaudissements et houra d’encouragements fusaient spontanément, tout en respectant le spectacle et le travail des artistes, et au finale une belle standing ovation d’un bon quart d’heure a abouti à un bis du « rocka my soul »du célèbre « Révélation ». J’étais terriblement heureuse de l’accueil réservé à cette compagnie, fière aussi que Paris honore comme il se doit ces danseurs que j’adore et qui ne déçoivent jamais ni mon attente ni n’émoussent mon enthousiasme. Et pourtant, depuis une dizaine d’années que je vais les voir régulièrement, ce ne sont jamais les mêmes que je vois, hormis deux ou trois qui sont dans la compagnie depuis longtemps. J’étais hier soir terriblement émue et comme transportée vers chacun des artistes qui s’abandonnent totalement en scène et permettent un vrai moment de communion.

Les danseurs, superbes, à la fois techniciens accomplis avec cette façon tellement féline de se mouvoir et interprètes généreux, mettent leur âme dans chacun de leur mouvement. Ils passent de l’allégresse au désespoir, de la séduction à l’ironie, de la spontanéité enfantine à une intériorisation plus poussée avec une sincérité telle que toutes les émotions se transmettent comme électriquement aux spectateurs, si bien que la virtuosité ne semble jamais gratuite quand elle se déchaîne ( trio de « Révélation » par exemple) mais reflet d’un trop plein de vie, de passion à danser, d’un besoin viscéral d’exulter ou d’épancher sa peine.

Les différentes chorégraphies mettaient en valeur plusieurs styles, seul « Révélation » était de Ailey, où se côtoient jazz le plus pur avec le magnifique ensemble et début de « Winter in Lisbon » de Billy Wilson, la technique plus contemporaine dans le premier tableau de « Révélation » ou encore mouvements de danse africain métissé d’un peu tout cela à la fois. dans « Serving Nia ».

Le superbe pas de deux de « Treading », chorégraphie de Elisa Monte, déjà donné à l’opéra Garnier en 1992, a révélé deux danseurs fabuleux de « feeling », et de technique accomplie Linda Denise Fischer-Harelle et Clifton Brown.

L’hommage à Dizzie Gillespie a mêlé humour, lyrisme, poésie, virtuosité, le tout magnifiquement éclairé (bravo à Chenault Spence !

Bref, un moment de bonheur pur et d’émotion intense… Vivement qu’ils reviennent !!!

Edited by Cathy

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