public forum
home forum magazine gallery links about faq courtesy
It is currently Thu Oct 30, 2014 6:34 am

All times are UTC - 7 hours [ DST ]




Post new topic Reply to topic  [ 11 posts ] 
Author Message
 Post subject: Jeunes Danseurs de l'Opéra - 7 juin 2001
PostPosted: Thu Jun 07, 2001 9:11 pm 
Offline

Joined: Wed Apr 11, 2001 11:01 pm
Posts: 9645
Location: Paris, France
<B>Grosse Déception, Désillusions et rares satisfactions</B>.<P><BR>Ce soir avait lieu la première représentation de l'édition 2001 des <B><I>soirées Jeunes Danseurs</B></I> qui se voulait plus hommage aux ballets romantiques et académiques avec comme, seules incursions dans la danse contemporaine, un pas de trois extrait de <I>Reversibilité</I> de Kélémenis et <I>Aunis</I> de Jacques Garnier.<P>Ce spectacle regroupait 25 danseurs, les plus jeunes ayant 17, les plus vieux 27 ans (peut-on encore parler de jeunes danseurs à cet âge-là, danseur jeune, certes mais pas jeune danseur). Trois surnuméraires faisaient partie intégrante du spectacle, ce qui est surprenant, quand on sait que ces danseurs n'intègreront peut-être jamais la compagnie. A noter également que tous ces ballets avaient répétés avec l'aide d'étoiles anciennes ou actuelles et de Wilfried Romoli et Fabrice Bourgeois.<P>La soirée s'ouvrait sur la reconstitution du <I>Pas de quatre</I> chorégraphie de Perrot remontée par Ghislaine Thesmar et interprètée par Christine Peltzer, 27 ans(Marie Taglioni), Peggy Dursort, 23 ans(Carlotta Grisi), Myriam Ould Braham, 19 ans(Fanny Cerrito) et Miho Fujii, 20 ans(Lucile Grahn). Si le style a été respecté, notamment la position des bustes très en avant, ce ballet demande des interprètes d'exception pour montrer toute la richesse de ces chorégraphies. Miho Fujii était intéressante dans le rôle de Lucile Grahn et sa petite batterie était bonne, même si elle n'avait pas forcément la légèreté requise. Peggy Dursort était une Carlotte Grisi scolaire et sans aucune aura. Par contre Myriam Ould Braham a été une véritable merveille de légereté, lyrisme et avait réellement compris ce qu'était une "Sylphide", elle savait sauter en faisant voler ses tulles. Christine Peltzer malgré un métier évident, manque de l'autorité de Taglioni et d'un certain "peps" de plus sa technique est parfois approximative. Toutefois, les quatre danseuses étaient parfaitement ensemble notamment dans la coda finale où leurs sauts de chats étaient rigoureusement à la même hauteur.<P>Venait ensuite le pas de trois "de l'Ombre" extrait du premier acte de <I>la Sylphide</I>, chorégraphie Taglioni revu par Lacotte remonté par Elisabeth Platel. Juliette Gernez, 18 ans, interprétait la Sylphide aux côtés de Julien Meyzindi, 22 ans, James et de Dorothée Gilbert, 17 ans, Effie. A la fin du pas de trois, j'ai entendu certains de mes voisins déclarer "on se demande quelle est la coryphée ?", rappellant ainsi l'injustice dont à été victime Dorothée Gilbert au derniers concours interne. <BR>Bien que le pas de trois soit donné hors contexte et devant un fond noir, celle-ci est totalement Effie avec sa fraicheur, son sourire et son désarroi. Elle a entièrement assimilé le style et est techniquement parfaite. Juliette Gernez, par contre, n'a, semble-t'il, rien compris au style. A la mutinerie de la Sylphide, elle oppose une assurance et un côté méprisant qui n'ont rien à voir avec le personnage. Ses arabesques n'ont rien de l'esprit romantique. D'accord elles sont belles, mais ce n'est pas le style. Elle n'incline absolument pas son buste et dans l'adage, elle n'est qu'une pâle copie d'Elisabeth Platel qui les a fait répéter. La manière dont elle se hisse sur le genou de James n'a rien de léger et d'aérien. Seul point positif, dans la coda, quand elle traverse dans les bras de James. Julien Meyzindi, lui aussi, est un parfait acteur et il semble réellement perdu entre la Sylphide et Effie. En dépit de sa musicalité, de la qualité de ses pirouettes et de sa petite batterie ainsi que des talents de porteurs certains, il est décevant. Ses grands sauts laissent à désirer, ses arabesques ne sont jamais levées à la hauteur normale, dans sa variation, ainsi que dans le manège de la coda, il a tendance à trainer la jambe. Pourtant on sent que les qualités sont là et qu'avec un peu plus de travail ou simplement de répétitions...<P>Après la Sylphide, nous retrouvions l'Adage du Cygne blanc extrait du <I>Lac des Cygnes</I>version Noureev. Quelle idée de distribuer une aussi jeune coryphée dans un rôle qui demande tant de maturité. Aurore Cordellier, 17 ans, n'a assurement pas, actuellement, les moyens artistiques d'une Odette, elle semblait par trop scolaire et morte de trac. On sentait plus la danseuse soucieuse de bien faire les pas, ce qu'elle faisait, que l'interprète qui s'abandonne. A ses côtés Stéphane Bullion,21 ans, était un prince Siegfried noble à souhait, et on regrettait de ne le voir que dans un rôle de partenaire.<P>La première partie s'achevait sur le pas de deux du Balcon tiré du premier acte de <I>Roméo et Juliette</I> de Noureev remonté par Elisabeth Maurin. Myriam Kamionka, 27 ans et Nicolas Paul, 22 ans avaient le redoutable honneur de danser cette si difficile scène. Si celui-ci a une bonne technique, son solo avant ses retrouvailles avec Juliette était exemplaire de style, mais il ne s'accordait pas avec sa partenaire et le couple ne fonctionnait pas du tout. Ils dansaient côte à côte mais pas ensemble, leur pdd n'était pas suffisamment passionné. Myriam Kamionka malgré un métier évident manque de quelque chose, est-elle trop âgée en plus par rapport à Nicolas Paul.<P>La seconde partie s'ouvrait sur la création à l'Opéra du <I>Diable à quatre</I>, chorégraphie de l'étoile Jean-Guillaume Bart sur la musique d'Adam. (Celle ci fait d'ailleurs terriblement penser à celle de Paquita, la variation du pas de trois de celui-ci vient d'ailleurs du Diable à quatre). <BR>Après des chorégraphies en Hommage à ses deux maîtres Balanchine, ou Robbins telles Isoline, Alla Fuga, ce pas de six se veut plus un hommage à Bournonville dont il rappelle Napoli, les ballets à la Petipa, tout en gardant des clins d'oeil vers Balanchine notamment dans des ports de bras ou mouvements de buste ou encore danses en écho. La construction du ballet enchaîne variations, pas de deux qui deviennent pas de trois, variations qui deviennent ensemble avant de se terminer par une coda générale. Dans ce ballet, aucun adage classique, mais des pdd à la Bournonville ou à la Balanchine où les danseurs se répondent en écho, ou en miroir. Nathalie Vandard, 24 ans était magnifique dans la première variation qui n'est pas sans évoquer Giselle dans sa diagonale sur pointe et dans son manège final. Pas de trois enlevé avec brio par Pascal Aubin,27 ans aux brisés volés et pirouettes impeccables, aux côtés de Ninon Raux, 17 ans mutine à souhait et Aurélia Bellet, 21 ans. Variation à la Bournonville pour Séverine Westermann, 20 ans, la jupe tenue par les mains fait penser totalement à Napoli. Variation "à la Kirov" truffée de difficultés pour Bruno Bouché,23 ans, mêlant grands sauts, petites batteries, fin à la Bournonville avec petits sauts sans mouvements de bras et avec entrechats à la Petipa (style Oiseau bleu). Aurélia Bellet, pleine de lyrisme, danse avec générosité sa variation rejointe à la fin par Bruno Bouché et Pascal Aubin. Enfin coda pour l'ensemble des danseurs qui semblaient tous heureux de danser. Enfin pour la première fois de la soirée, c'était de la DANSE.<P>Après ce petit moment de pur bonheur, <I>Carnaval de Venise</I> dans la Chorégraphie de Petipa, remonté par Ghislaine Thesmar faisait son entrée au répertoire de l'Opéra de Paris. Lise-Marie Jourdain, 23 ans, et Jean-Sébastien Colau, 23 ans, ont dansé ce pdd lors des derniers concours de Paris et de Varna, et leur interprétation leur a même valu le deuxième prix couple à Paris, et la médaille de bronze homme à Varna. <BR>Si le couple est parfaitement au point, d'autres interprètes auraient peut-être été meilleurs pour l'entrée au répertoire de ce pdd typiquement "cirque". Si Lise-Marie Jourdain est mutine et coquette à souhait dans ce rôle et montre de nombreuses qualités, elle n'a malheureusement pas les levers de jambes nécessaires dans sa variation, surtout quand on a en mémoire la même variation par Ghislaine Fallou ou Aurélie Dupont. Quant à Jean-Sébastien Colau, il semble ignorer ce qu'est tendre ses pointes à certains moments de sa variation. Dommmage car ce pdd est charmant et c'est étonnant que l'Opéra de Paris ne l'ait pas fait rentrer avant à son répertoire, car beaucoup de danseuses prennent, hors Opéra, la variation extraite de ce pdd également connu sous le nom de Satanilla pdd. <P>Ce ballet terminait la partie "classique" accompagnée par l'Orchestre Colonne sous la direction de David Coleman. Des fausses notes ont émaillé toute la soirée.<P>Les deux pièces contemporaines de la soirée étaient donc le pas de trois de <I>Reversibilité</I> (créé par Michel Kelemenis en décembre 1999 pour Elisabeth Maurin, Kader Belarbi et Wilfried Romoli) sur la Pavane pour une infante défunte de Ravel joué ce soir au piano par Helena Bonnay et la reprise d'<I>Aunis</I> de Jacques Garnier dont le musique pour accordéons est toujours interprétée sur scène par le compositeur Maurice Pacher et son complice habituel Gérard Baraton.<P>Pour<I>Reversibilité</I> Caroline Bance, 23 ans, Pierre Rétif, 23 ans, et Jean Philippe Dury, 22 ans étaient de brillants interprètes. Leur pas de trois était intense, mais ils faisaient tous trois partie du ballet à la création, et le style ne leur était donc pas inconnu. Rétif aurait même du faire le rôle de Belarbi, Kelemenis est par ailleurs venu les faire travailler. Ceci étant Caroline Bance semblait réellement jouer un personnage ce qui ne m'avait pas semblé évident lors de la création, hésitant entre les deux garçons, rivalisant de technique. Ce pas de trois fut l'autre temps fort de la soirée avec le Diable à quatre. <P>Aunis était dansé par Alexandre Carniato, 22 ans, qui remplaçait Francesco Vantaggio, Martin Chaix, 20 ans, et Simone Valastro, 21 ans. Le ballet a été très bien remonté par Wilfried Romoli qui en fut un des brillants interprètes (avec Kader Belarbi et Jean-Claude Ciappara) lors de l'entrée officielle au répertoire de ce ballet. <BR>Les trois danseurs étaient parfaitement ensemble et musicaux, pourtant malgré leurs qualités, le ballet manquait un peu de feu sans doute était-ce dû à l'inexpérience de la scène, surtout pour Martin Chaix et Alexandre Carniato. <P>Le rideau final a rassemblé tous les participants qui se sont faits chaleureusement applaudir. <P>Malgré ce succès, une cuvée 2001 bien décevante, où ressortent essentiellement les oubliés du dernier concours Dorothée Gilbert, Myriam Ould Braham, Bruno Bouché, ou encore Nathalie Vandard, quadrille confirmée mais à la joie de danser évidente. Et le plaisir de découvrir une autre partie du talent de Jean-Guillaume Bart chorégraphe.<P>Espérons que toutes les réserves et défauts constatés n'étaient dûs qu'à un soir de première et qu'ils vont disparaître au fur et à mesure des représentations, mais celles-ci étant plus des fautes de style !<BR>Cela est inquiétant pour le niveau artistique de l'Opéra, car techniquement il n'y a presque rien à redire.<P>Par contre, on se demande, même si on sait que les participants à cette soirée sont majoritairement ceux de Nosferatu, pourquoi ne pas avoir distribué des danseuses comme Emilie Cozette, Julie Martel, Eve Grinztajn, Sofia Parzcen ou des danseurs comme Adrien Bodet, Sébastien Bertaud, Grégory Gaillard, Aurélien Houette, etc. Il eut été plus intéressant de les découvrir plutôt que de revoir certains danseurs qui ont déja participé plusieurs fois aux soirées jeunes danseurs ou que l'on a déjà vus sur scène en tant que solistes.<P>A noter, pour une fois l'Opéra a édité un véritable programme pour ce spectacle avec l'âge de tous les participants.<BR><p>[This message has been edited by Cathy (edited June 10, 2001).]

_________________
http://www.danser-en-france.com/forum


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: Jeunes Danseurs de l'Opéra - 7 juin 2001
PostPosted: Fri Jun 08, 2001 6:42 am 
Offline

Joined: Thu May 31, 2001 11:01 pm
Posts: 218
Location: Paris, France
Je suis dans l'ensemble d'accord avec Cathy, tant sur la critique proprement dite des ballets que sur celle des danseurs. <BR>Si le choix des ballets pouvait sembler sympathique et agréable, leurs interprètes ne méritaient pas forcement des éloges. A quelques exceptions près, je n'ai pas vu dans cette soirée les futurs étoiles ou solistes que je pouvais voir dans les toutes premières soirées "jeunes danseurs". Où sont les Martinez, Letestu, Le Riche, Dupont ou même les Aubin, Quilleré, Osta, Phavorin, Muret, Isoart, etc... qui étaient les créateurs de ces soirées.<BR>Ainsi, le pas de Quatre demande des danseuses d'excellence, où seule M. Ould Braham se détachait, je me souviens de la première fois où j'ai vu ce ballet avec 4 Premières Danseuses (Arbo, Gaïda, Averty et Pietragalla). <BR>Par contre, seule découverte "Le diable à Quatre" qui est un ballet agréable où les interprétes avaient l'air de se faire plaisir et d'avoir du plaisir à danser.<P>Sinon on avait l'impression que l'ensemble manquait soit de répétitions soit d'alchimie entre les partenaires. Je pense plus particulièreement à Aunis ou à Roméo et Juliette, les interprètes n'étaient pas mauvais sauf peut-être M. Kamionka, mais le courant ne passait pas.<P>Pour la Sylphide, je suis tout à fait d'accord avec Cathy pour trouver que J. Gernez n'a rien compris au rôle que ce soit techniquement ou dramatiquement, elle est méprisante alors qu'elle devrait être mutine ou coquette, et penchée en arrière alors que la Sylphide est au contraire penchée vers l'avant, son doigt sous le menton est curieusement absent, quant à ses cinquièmes, elles ne sont jamais collées.<BR>Pour J. Meyzindi, il me déçoit, il semble lui aussi ne pas avoir assez répété ses variations, d'accord il est trés bon partenaire, bon tourneur et interprète son rôle mais les jambes ça se tend !! Image<BR>Je suis confortée dans mon opinion sur D. Gilbert, qui aurait effectivement mérité sa promotion lors du dernier concours, elle est vraiment très bonne, lyrique, etc.<P>Que dire d'autre sur la soirée, sinon paraphraser Cathy, A. Cordellier est trop jeune pour "interpréter" le cygne blanc, mieux aurait valu lui donner le cygne noir.<BR>Cette soirée permettait de vérifier les opinions que nous pouvions avoir au vu du dernier concours de promotion. <P>Effectivement S. Bullion méritait de monter, et j'espère que désormais il sera très vite sujet, je le trouve de mieux en mieux même si en tant que Siegfried, il n'a pas grand chose à faire, mais il est élégant, et très bon partenaire, mais cette assertion ne fait que confirmer ses talents aperçus lors de l'Histoire de Manon, où je ne voyais que lui dans la scène chez Madame.<BR>Sinon B. Bouché lui aussi a su confirmer sa valeur, de même que N. Vandard, tous deux mériteraient mieux que leur statut actuel.<P>Enfin, on peut regretter l'appellation jeunes danseurs, et l'absence de tous les derniers entrés , A. Bodet ou S. Bertaud, E. Cozette, J. Martel, E. Grinsztajn ou C. Granier. Mais comme le disait Cathy n'était-ce pas une prime pour les danseurs de Nosferatu et les consoler de ne pas avoir fait la tourner aux Etats-Unis.. Mais B. Bouché, A. Cordelier, D. Gilbert, J.-S. Colau ou L.-M. Jourdain ne l'ont-ils pas faite ? mais il est évident qu'il fallait montrer les lauréats des derniers concours internationaux. Mais là aussi où sont les premiers lauréats français de ces concours, les Pietragalla, Romoli, Hilaire, etc ? On peut se poser des questions sur le niveau actuel de ces dits concours.


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: Jeunes Danseurs de l'Opéra - 7 juin 2001
PostPosted: Fri Jun 08, 2001 8:31 am 
Offline

Joined: Wed Apr 11, 2001 11:01 pm
Posts: 9645
Location: Paris, France
Claude, il me semble que Bruno Bouché devait danser Nosferatu, je l'entends encore dire à la sortie de Manon d'un ton déprimé "Je suis sur Nosferatu", mais s'est-il blessé car il n'était pas sur Nosferatu et d'après nos amis américains qui ont eu la gentillesse de nous donner les distributions, il n'a pas fait la Bayadère. <P>Par contre, je partage entièrement votre opinion sur les soirées jeunes danseurs d'antan et je me souviens encore de ce fameux "Pas de quatre" avec toutes les premières danseuses et sur le niveau d'ensemble de celles-ci.

_________________
http://www.danser-en-france.com/forum


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: Jeunes Danseurs de l'Opéra - 7 juin 2001
PostPosted: Fri Jun 08, 2001 11:30 am 
Offline

Joined: Sat May 26, 2001 11:01 pm
Posts: 92
J'aimerais éviter de vous répéter Cathy et Claude, mais j'ai les mêmes impressions que vous en ce qui concerne cette première des "Jeunes Danseurs"...<P>M.Ould-Braham attirait l'attention dans le Pas de Quatre, comme vous le disiez.<BR>D.Gilbert était délicieuse dans le rôle d'Effie. Quant à J.Meyzindi, j'ai apprécié-entre autres choses-son travail de petite batterie dans sa difficile variation qu'est celle de James à l'Acte I.<BR>Quel dommage, comme vous dites Claude et comme vous l'aviez anticipé Cathy, que l'on ai pas vu S.Bullion dans autre chose qu'un rôle de partenaire. Et avec un partenaire pareil A.Cordellier aurait pu être beaucoup plus sûre qu'elle ne l'a été. A noter que ce fut le seul pas de deux sans variation ni coda.<BR>Roméo stylé, ne ratons pas l'unique représentation de R&J où N.Paul dansera le rôle de Benvolio. (le 13 juillet, parmi d'autres prises de rôles)<P>C'est assez bizarre de voir des pas de deux hors contexte et sans vrai décors s'enchaîner si vite, de passer d'une sylphide à un cygne. Par contre, Le Diable à Quatre, véritable "mini-ballet" très gai et diversifié, n'avait pas cet inconvénient de contexte.<BR>Dans Le Carnaval de Venise, je me souviens de L-M.Jourdain plus décontractée lors de la finale du Concours de Paris, notamment dans sa variation.<BR>Juste une question par rapport à Réversibilité : je n'ai pas compris pourquoi C.Bance avait les pointes aux pieds parceque j'ai le souvenir de Maurin avec des chaussures comme les garçons, mais peut-être ma mémoire me fait-elle défaut Image.<BR>C'était la 1ère fois que je voyais Aunis, et je me demande (avis à ceux qui avaient déjà vu cette pièce) si les 3 danseurs ne pouvaient pas avoir un peu plus de contacts visuels, des regards entre eux ou même avec les 2 musiciens qui sont sur scène. Parceque c'est vrai qu'ils évoluent totalement en parallèle ou en canon (la chorégraphie à la base pour un danseur étant remaniée pour trois).<P>De quand date la dernière soirée "Jeunes Danseurs" et qui avaient dansé ?


Top
 Profile E-mail  
 
 Post subject: Re: Jeunes Danseurs de l'Opéra - 7 juin 2001
PostPosted: Fri Jun 08, 2001 10:00 pm 
Offline

Joined: Wed Apr 11, 2001 11:01 pm
Posts: 9645
Location: Paris, France
J'avais aussi remarqué le travail de petite batterie de Meyzindi, c'est dommage qu'il "bâcle" car je suis sûre qu'il est capable de mieux.<P>La première soirée JD date de 1990 et la dernière de 1997. Au début représentations annuelles, ils ne les ont plus données que tous les deux ans, et maintenant cela faisait trois ans qu'il n'avait pas eu de manifestation de ce style, pourtant je pense qu'une soirée de ce style pourrait avoir lieu tous les ans pour montrer les jeunes entrés dans l'année et quelques uns qui sont toujours considérés comme des espoirs.<P>En 1998 date des dernières soirées, la première partie s'ouvrait sur la Vivandière avec Mathis, Gaudion, et Renavand, Jourdain Westermann, Bellet. Giselle, acte II avec Laffon et Paul, Capriccio pdd avec Peracchi et Carbone. La deuxième partie comprenait la Belle au bois dormant (Boulet, Bouché), le lac des cygnes (Abbagnato, Moreau, Colau), Raymonda, grand pas (Gillot, Phavorin et l'ensemble des danseurs - le pas de quatre étant dansé par Meyzindi, Colau, Bullion, Leroux).<P>La Soirées Jeunes danseurs 1995-1996 avait le programme suivant : Cahiers 1830 avec Martel, Talon, Phavorin, Fille mal gardée, pdd (version russe) avec Wiart, Saramite. Le Petit Cheval Bossu : Pas de trois dit "Océan et les perles" avec Paquette, Reichert, De Cussac, Le Corsaire pdd avec Gillot, Paquette, Agon pdd avec Martel et Phavorin, Solo de Density 21,5 (Talon) enfin Aunis avec Saramite, Fleury, Créteaux.<P>La Soirée de la saison 1994-1995 était un Hommage à Petitpa avec La Bayadère, Pas de six (Dupont, Bart + Rufer, Lamoureux, Cordier, Saiz, Villagrassa, ?) - Belle au bois dormant "Oiseau bleu" (Pujol, Thibault), Casse-Noisette, Pdd (Hurel, Pech) Lac des cygnes, Acte I, Pas de trois (Courtain, Cabiac, Kamionka). Don Quichotte, Pdd (Osta, Bélingard), Belle au bois dormant, Pas de cinq, "Pierres précieuses" (Vermereen (Aubin depuis), Delaunay, Fiat, De Cussac, Cardinale) - Esmeralda, Pdd (Legassy, Vilanoba) - Lac des cygnes : Acte II, Pdd "Cygne blanc" (Daniel, Thill) et Acte III, Pdd "Cygne noir" (Grelat, Phavorin) - Raymonda, Pas de dix (Moussin, Bridard + Courtain, Pech, Bélingard, Lootgieter) <P>La soirée 1993-1994 portait sur le ballet romantique avec Napoli, Pas de six (Delaunay, Grelat, Gilles, Lamoureux, Thibault, Vermereen, Isoart) - Fête des fleurs à Genzano, Pdd (Hénault, Camillo) - le Papillon, Pdd (Doisneau, Thibault) - La Vivandière, Pas de six (Marache, Belem + Clément, Cardon, Hurel, Kamionka) - Paquita, Pas de trois (Belem, Marache, Doisneau) - La Sylphide, Pdd (Kudo, Isoart) - Pas de quatre (Hénault, Vayer, Riqué, Quernet)<P>En 1992-1993, le programme était composé de la Belle au bois dormant : Prologue, Entrée des fées avec Ziegler, Martel, Wiart, Cardon, Gillot, Talon et parmi les cavaliers des fées Phavorin, Monin, Dreyfuss - Tchaïkovsky, pas de deux(Dupont, Le Riche) - Le Papillon (Ciaravola, Thibault)- Apollon musagète avec Thill, Kudo, Daniel et Clément - Daphnis et Chloé (Muret, Duquenne)- Trois préludes (Fallou, Bridard) - In the middle, Pdd (Baey, Hoff)- Aunis (Guerri, Belem, Vilanoba) mais curieusement je ne sais plus si ce dernier l'avait fait ou n'était que remplaçant.<P>En 1990 et 1991, ils ont donné à peu près le même programme avec Grand pas classique, Esmeralda, Napoli, Jockey dance (Bournonville extrait de Loin du Danemark), Belle au bois dormant, Sylphide pdd, Pas de quatre avec donc Letestu, Martinez, Duquenne, Le riche, Kempf, Aubin, Rousselière, Isoart, Moussin, Delanoé, Belem etc.<P>Concernant Aunis, je ne crois pas qu'il y ait de regards entre chacun, il me semble que c'est dansé comme cela, il faudrait que je revois le film avec Belarbi, Romoli, et Ciappara. Créateurs du ballet pour son entrée au Répertoire de l'Opéra.<BR><p>[This message has been edited by Cathy (edited June 09, 2001).]

_________________
http://www.danser-en-france.com/forum


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: Jeunes Danseurs de l'Opéra - 7 juin 2001
PostPosted: Sat Jun 09, 2001 3:48 am 
Offline

Joined: Sat May 26, 2001 11:01 pm
Posts: 92
Merci Cathy pour ces détails. Image


Top
 Profile E-mail  
 
 Post subject: Re: Jeunes Danseurs de l'Opéra - 7 juin 2001
PostPosted: Sat Jun 09, 2001 2:35 pm 
Offline

Joined: Sat May 26, 2001 11:01 pm
Posts: 29
J'ai assisté à la soirée du 8 juin, et je partage globalement les mêmes opinions que les autres intervenants. <P>Au risque de me répéter, voici donc ce que j'ai aimé : <P>- Myriam Ould Braham qui détonnait dans le pas de quatre par sa danse aérienne, face à une Peltzer un peu "laborieuse" et pesante, et une Dursort quelconque. J'ai bien aimé Miho Fujii qui avait de jolis arabesques.<P>- Rien que pour Dorothée Gilbert, ce pdd de la Sylphide reste une des pièces que j'ai le plus apprécié de la soirée. J'avoue que Meyzendi m'a impressionné par sa technique, sa capacité à assurer le partenariat de deux danseuses, et son jeu sur scène alors que ce ne doit pas être évident de le faire sentir à des spectateurs dans un court pdd. De tous les pdd "passion" de cette soirée (le Lac, Roméo), c'est sans doute le seul où les danseurs aient réussi à faire passer une certaine émotion. Gernez était un peu trop séductrice et sensuelle mais je l'ai trouvé pas mal dans la coda. <P>La pièce où j'étais le plus sceptique a priori était le pdd du Lac qui ne souffre pas la médiocrité. Je ne serais pas aussi sèvère avec Cordellier qui s'en est plutôt bien tirée dans ce rôle redoutable : ses mouvements de bras me paraissaient plutôt réussis et techniquement, il n'y a pas eu de couac, tout coulait. En revanche, je suis complètement d'accord avec le fait qu'il y a encore du chemin à faire côté interprétation artistique, élément essentiel dans ce type de rôle, mais elle n'est encore que coryphée! Ayant vu maintes fois ce pdd exécuté par des étoiles, j'ai quand même réalisé à quel point le résultat pouvait être différent même si les mêmes pas sont exécutés de façon quasi parfaite. C'est sans doute le pdd que j'ai eu l'ocasion de voir le plus en ayant à chaque fois la chair de poule tellment c'est poignant et cette fois, je n'ai rien ressenti de tel. Mais je trouve que c'est un peu dur de demander à une jeune coryphée la même maturité artistique qu'une étoile et compte tenu du contexte "jeunes danseurs", j'ai trouvé que le résultat était loin d'être médiocre. De plus elle semblait morte de trac.<P>Roméo et Juliette : l'effet de ce beau pdd était un peu "raté", hier soir en tous cas. quel dommage car Paul était un très beau Roméo, élégant, passionné, et précis dans sa technique dans ses solos. Kamionka ne me semble pas dutout adaptée au rôle, elle est froide, et exécute ses pas de façon un peu mécanique (genre gymnastique "et un, je te passe la mains dessous, et deux je monte sur tes épaules, et trois je glisse sur le sol..."). Il y a eu quelques sueurs froides dans les portés passés de justesse et on sentait davantage leur stress de ne pas être en musique ou de ne pas se lacher que leur passion amoureuse. C'est la première fois que je vois ce pdd avec les pas aussi bien décomposés, ce qui n'est pas très bon signe. Je ne les connais pas très bien mais ce morceau difficile n'était-il pas tout simplement surdimensionné pour ce couple sur le plan technique ou ont-ils manqué de répétition?<P>Je n'ai pas été emballée par le Diable à Quatre : sachant le goût de Bart pour Balanchine ou Robbins, je m'attendais certes à un ballet faisant usage des techniques classique pures mais plus raffiné et moderne. C'était agréable de voir pour la première fois de la soirée une pièce sans "défaut", parfaitement exécutée tant sur le plan technique que sur le plan de l'interprétation, mais le tout m'a paru un peu trop poussiéreux genre pastiche de Giselle acte I. Sans doute est-ce en partie dû à la musique qui est du même compositeur, mais le côté "désuet", s'il passse très bien dans une pièce complète comme Paquita où les spectateurs ont toute la soirée pour se mettre dans l'ambiance, me paraît plus difficile à apprécier dans une courte pièce comme celle-ci. En fait c'est le style assez convenu de la chorégraphie (même si j'apprécie beaucoup le vocabulaire classique en tant que tel) rappelant d'autres oeuvres connus sans innnover, qui m'a étonné venant d'un jeune chorégraphe de 30 ans. J'attendais (à tort peut-être) quelque chose de plus personnel et d'original. En en plus, je n'aime pas trop les mouvements symétriques qui émailllaient ce ballet.<P>Carnaval de Venise : c'est un pdd que j'aime beaucoup mais je pense comme Cathy qu'il faut des danseurs d'envergure et à forte personnalité pour donner à la pièce tout son côté brillant ,humoristique, et pouvoir apprécier sans réserve le côté "cirque"; L'interprétation de Colau et Jourdain m'a paru un peu trop appliquée et scolaire. C'est un peu comme le Gd Pas Classique, selon les interprètes cela peut devenir facilement sans svaur et sans couleur...<P>Réversibilité : je n'avais pas déjà pas beaucoup aimé lors de la création....c'est le genre de chorégraphie contemporaine à l'esthétique un peu vain et pas vraiment original. Personnellement, je ne ressens pas beaucoup d'émotion dans ce type de danse. Curieusement, j'ai trouvé cet extrait pas mal du tout hier soir (sans doute aussi parce que moins long) et les danseurs m'ont paru excellents et très impliqués dans leur rôle; je suis d'accird avec Cathy, ils m'ont paru presque mieux que les interprètes de la création. Camille, je me suis posée exactement la même question hier soir à propos des pointes de Bance et je suis certaine que Maurin avait des chaussons noirs à la création. <P>Aunis : j'ai beaucoup aimé. Tous les mouvements étaient simples, rien de recherché ou prise de tête philosophique genre danse contemporaine donc very intellectual, mais jamais monotones et on sent vraiment la joie et le plaisir de danser...j'aurais bien aimé voir Romoli, Belarbi..<P>Gloablement, j'ai trouvé la programmation un peu bancale, pourquoi ne pas avoir varié davantage les oeuvres présentés puisque c'était une soirée "pot-pourri". Un ordre différent aurait sans doute donné plus de rythme à la soirée. Essentiellement classique ou romantique au début, on passe d'une extrême à l'autre en clôturant la soirée avec deux oeuvres très contemporaines.


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: Jeunes Danseurs de l'Opéra - 7 juin 2001
PostPosted: Sat Jun 09, 2001 10:41 pm 
Offline

Joined: Wed Apr 11, 2001 11:01 pm
Posts: 9645
Location: Paris, France
Merci Pauline et Camille pour vos critiques. <P>Pauline, je vous trouve sévère par rapport à l'originalité du Diable à quatre, justement, ce qu'a recherché Jean-Guillaume Bart, c'est de faire une chorégraphie de pas de six "à la manière de" en ajoutant des petits détails néo-classiques. <BR>Cela rejoint d'ailleurs l'interview qu'il a accordé à Danse Conservatoire, il y a deux mois où il trouvait, à la limite, la manière de recréer les ballets comme Lacotte un peu "poussiéreuse". Il estimait qu'il fallait utiliser le langage néo-classique (style Neumeier, Balanchine) au lieu d'essayer de reconstituer vu que de toute façon il y avait forcément réadaptation(Pointes pour les filles, danseurs à la place des danseuses originales, etc.).<BR> <BR>Je pense qu'il a voulu faire cela ici, ce qu'il a réussi à merveille à mon goût, mais je crois que Jean-Guillaume Bart était conscient que la pièce ne plairait pas à tout le monde.<P>Personnellement j'ai préféré ce Diable à quatre à ses autres créations, où je sentais trop une copie de Robbins notamment dans "Alla Fuga". <P>Concernant Reversibilité il me semble que Céline Talon (je n'avais pas vu Maurin) était sur pointes, mais que les chaussons qu'elle portait faisait style chaussures noires.

_________________
http://www.danser-en-france.com/forum


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: Jeunes Danseurs de l'Opéra - 7 juin 2001
PostPosted: Sun Jun 10, 2001 7:26 am 
Offline

Joined: Thu May 31, 2001 11:01 pm
Posts: 133
Location: Paris
Je n'ai malheureusement pas le temps de faire une critique complète, mais je suis globalement d'accord avec tous meme si j'ai beaucoup aimé Kamionka, moins Paul et que si j'ai trouvé Le Diable à Quatre plaisant, j'aurais préféré voir du vrai Bournonville. présente à toutes les représentations, je voudrais plutot souligner l'évolution du spectacle. En particulier Cordellier fait des progrès gigantesques à chaque fois. Son expression était meilleure hier ( rappelons qu'elle était inexistante pour la première ), mais cet après-midi, ses bras devenaient plus que regardables et elle levait les jambes plus haut cet après-midi. L'orchestre Colonne s'est aussi amélioré, il n'y a pas de mal, vu leur épouvantable prestationde la 1ère où ils déchiffraient manifestement. Le pd4 s'assure de plus en plus et on note une complicité de plus en plus forte entre les trois danseurs d' Aunis où Valastro semble le plus intéressant. Enfin, Gilbert est encore meilleure qu'à la 1ère, ce qui semblait pourtant difficilement imaginable.


Top
 Profile E-mail  
 
 Post subject: Re: Jeunes Danseurs de l'Opéra - 7 juin 2001
PostPosted: Mon Jun 11, 2001 1:08 am 
Offline

Joined: Wed Apr 11, 2001 11:01 pm
Posts: 9645
Location: Paris, France
<B>Soirée Jeunes Danseurs de l'Opéra</B><BR>par René Sirvin -Imagidanse<P> <BLOCKQUOTE><font size="1" face="Verdana, Arial">quote:</font><HR><BR>Après le spectacle de l’Ecole de Danse, le Palais Garnier a présenté les "Soirées Jeunes Danseurs" de l’Opéra de Paris, qui constituent un autre évènement suivi avec passion par un public avide de découvrir les nouveaux talents. Quatorze filles et onze garçons de 17 à 27 ans, tous corps de ballet, coryphées ou quadrilles, ont été les vedettes à part entière pendant quatre jours d’un programme spécialement conçu pour eux. Programme quelque peu ambitieux, car ces ravissantes gamines sont des fruits exquis mais encore trop verts pour incarner les grandes héroïnes romantiques qui exigent évanescence et maturité.<BR><HR></BLOCKQUOTE><P><a href="http://www.imagidanse.com/francais/presse/10-Juin-01/JeunesDanseurs.html" target="_blank"<B>Pour en savoir plus</B></a><P><p>[This message has been edited by Admin (edited June 14, 2001).]

_________________
http://www.danser-en-france.com/forum


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: Jeunes Danseurs de l'Opéra - 7 juin 2001
PostPosted: Mon Jun 11, 2001 6:26 am 
Offline

Joined: Sun Jun 10, 2001 11:01 pm
Posts: 78
On peut se demander si Monsieur SIRVEN a vu le même spectacle que vous?<BR>Ce monsieur semble incohérent dans la rédaction de son article, mélangeant jeunes danseurs, étoiles confirmées et école de danse. Disant que certains interprètes ne peuvent exprimer réellement un personnage car ils n'ont pas la connaissance de l'oeuvre complète et dans la phrase suivante nous parlant du spectacle de l'école de danse qui pour sa part interprète l'intégralité des oeuvres .<BR>Peut être monsieur Sirven devrait il réfléchir au fait que le genre de critique qu'il écrit peuvent avoir des influences négatives de ces jeunes danseurs.<BR>Par ailleurs " les ravissantes gamines qui sont des fruits exquis mais encore trop verts", ce genre de littérature me fait penser à tous ces spectateurs du XIX° siècle qui allaient voir des spectacles de danse, non pour la danse en elle même, mais pour pouvoir voir de jeunes et jolies danseuses.


Top
 Profile  
 
Display posts from previous:  Sort by  
Post new topic Reply to topic  [ 11 posts ] 

All times are UTC - 7 hours [ DST ]


Who is online

Users browsing this forum: No registered users and 5 guests


You cannot post new topics in this forum
You cannot reply to topics in this forum
You cannot edit your posts in this forum
You cannot delete your posts in this forum
You cannot post attachments in this forum

Search for:
Jump to:  
The messages in this forum are posted by members of the general public and do not reflect the opinions or beliefs of CriticalDance or its staff.
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group