Chaperonrouge, pour vous avoir un peu lu ailleurs, je comprends que votre école ne vous donne pas satisfaction, que vous n’y êtes pas heureuse. Aussi loin de moi l’idée de vous contredire, ni même de contester le fait qu’il puisse y avoir quelques problèmes à Montréal. Sauf qu’ayant déjà eu l’occasion de m’y rendre, l’impression que je garde de mon séjour dans votre école est différente. Mais mon sentiment ou mon témoignage n’a aucun intérêt puisque je n’ai fait qu’y passer. Mon intervention, était liée au danger que représente le fait de polémiquer sur tout, notamment lorsque les propos tiennent de suppositions. Prenons le débat qui agite votre école, on y parle d’anorexie, supposée être à l’origine de mauvais traitements psychologiques. Je connais une ex-soliste de l’ABT, aujourd’hui responsable des études d’une école attachée à une compagnie qui participe aux USA à un groupe de travail sur les problèmes de poids. Concernant l’anorexie, ils remarquent que les sujets malades ne sont pas plus nombreux dans la danse qu’ailleurs. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas veiller sur eux, cela veut dire que cette maladie est liée à une histoire personnelle et qu’on ne peut pas tout mettre sur le dos des autres. Cela me fait penser à ce joueur français qui attaquait dernièrement en justice le casino où il perdait des sommes folles sous prétexte que le directeur de établissement aurait du l’empêcher de jouer. De plus en plus, les gens oublient que vivre est difficile, que cela implique un engagement et des responsabilités. Nous sommes dans des pays privilégiés, allez voir ailleurs. J’ai connu Cuba, il y a quelques années, l’école du Ballet National était pleine de petites merveilles, sauf qu’ils étaient maigres comme des clous faute de pouvoir manger à leur faim. Allez en Chine, vous verrez que l’enseignement n’est pas toujours « fun ». J’intervenais aussi à propos de Cannes car je trouvais dommage de lancer une nouvelle polémique, de nouvelles suspicions. Personne n’est obligé d’étudier à Cannes ou ailleurs. Pour finir, sans vouloir nier les problèmes rencontrés ici ou là, en pensant qu’il faut remédier aux disfonctionnements. Gardons à l’esprit que nous avons la chance de pouvoir choisir au regard de certains pays où cela n’est pas offert. Chaperonrouge, je vous souhaite le meilleur!
