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"Umwelt" de Maguy MARIN
Sur le cours venteux de la vie, Hommes,
images éphémères perptétuellement ballottées par le flot agité,
s'étincellent dans la plus assourdissante solitude.
D'aucuns ambitionnent, d'autres vivent, tous passent.
Quelques éclats de rencontre, de gestes beaux et vrais, aussitôt balayés par l'infernal tourbillon des mémoires cloîtrées, fragmentées.
Certains perdent à contre-courant. D'autres observent, sages. En vain.
Rien n'y fait : chacun verse son égout, irrémédiablement, laissant à la foultitude
toujours grandissante sa trace flatulente. Mortes eaux, vases rouges assoiffées.
Le vent rabote,
seul, les futiles élans d'une fuite en avant.
Sylvain P. Labartette. Paris, le 23 novembre V.
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