public forum
home forum magazine gallery links about faq courtesy
It is currently Wed Oct 22, 2014 2:16 am

All times are UTC - 7 hours [ DST ]




Post new topic Reply to topic  [ 14 posts ] 
Author Message
 Post subject: soirée Lifar - ballet de l'Opéra de Bordeaux
PostPosted: Mon Nov 05, 2001 6:34 am 
Offline

Joined: Thu Apr 05, 2001 11:01 pm
Posts: 185
Location: France
Le titre exact est "soirée russe, en hommage à Serge Lifar et Alexandre Kalioujny.<BR>Au programme :<P>- Petrouchka (musique d'Igor Stravinski, chorégraphie Michel Fokine, décors et costumes Alexandre Benois)<BR> <BR>- L'Après-midi d'un faune (musique de Claude Debussy, d'après le poème de Stéphane Mallarmé, chorégraphie Vaslav Nijinski, décors et costumes Léon Bakst)<BR> <BR>- Icare (rythmes de Serge Lifar orchestrés par Arthur Honegger et J. E. Szyfer, argument et chorégraphie Serge Lifar, décor et costumes Pablo Picasso)<BR> <BR>- Suite en blanc (musique d'Edouard Lalo - extraits de Namouna, chorégraphie Serge Lifar)<BR> <BR>Je vais voir la première ce soir, je suis d'autant plus impatiente que j'attendais depuis longtemps d'avoir une occasion de découvrir l'Après-midi d'un faune (parce que "fan" de Mallarmé) et Suite en blanc (je ne sais pas trop pourquoi... le titre me fait rêver, et le film sur LeRiche m'a donné encore plus envie de le voir !). Les regrets exprimés par certain(e)s sur ce forum à propos du manque de programmation des ballets de Lifar à Paris ne font que m'encourager à ouvrir grand les yeux et à profiter de ma chance !<BR>Je vais également tenter d'assister à la conférence sur Lifar donnée en début de soirée au Grand Foyer (animée par R.Sirvin, avec Yvette Chauviré, Charles Jude et Attilio Labis) ; s'il s'y dit des choses intéressantes je ne manquerai pas de transmettre !


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: soirée Lifar - ballet de l'Opéra de Bordeaux
PostPosted: Mon Nov 05, 2001 7:15 am 
Offline

Joined: Wed Apr 11, 2001 11:01 pm
Posts: 9645
Location: Paris, France
Merci de nous faire partager l'intérêt de cette soirée. Il est vrai que Lifar étant considéré comme "ringard" par le directeur de l'Opéra de Paris, nous n'aurons pas la chance d'en voir avant longtemps.<BR>Icare est un ballet mythique dont Charles Jude fut longtemps un interprète privilégié.<BR> <BR>Si les costumes peuvent paraître kitsch, la chorégraphie me semblait très moderne pour l'époque. Suite en blanc est un ballet purement classique qui relève d'une suite de variations, pas de deux, pas de trois intitulé Sieste, Thème varié, Sérénade, Pas de cinq, La Cigarette, la flûte, etc. Certains numéros prennent leur titre directement dans la partitition de Namouna de Lalo qui sert de musique à ce ballet sans argument d'autre comme la flûte est liée au fait que ce soit une flûte qui joue l'argument principal.<P>Petrouchka est un ballet intéressant à voir, même si je ne trouve pas que ce soit un des ballets les plus passionnants. Il y a cependant de très belles scènes, notamment l'évocation de la Russie en fête avec les nourrices, les coches, les "masques", etc.<BR>L'après-midi d'un faune que nous verrons également dans un mois à Paris appartient aussi à ces mythes des ballets russes mais me paraissent quelque peu datés et désuets, même si ce sont des ballets à voir impérativement pour sa "culture" chorégraphique.<P>Enfin nous attendons avec impatience vos commentaires sur ces soirées Image !

_________________
http://www.danser-en-france.com/forum


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: soirée Lifar - ballet de l'Opéra de Bordeaux
PostPosted: Tue Nov 06, 2001 5:21 am 
Offline

Joined: Thu Apr 05, 2001 11:01 pm
Posts: 185
Location: France
Bonjour à tous,<P> Cette soirée a tenu ses promesses, ou peut-être serait-il plus exact de dire qu'elle a répondu à mes espérances...<BR> <BR> La conférence, tout d'abord, était fort intéressante, pour moi du moins qui ne connaissais pas grand'chose à Lifar et encore moins à Kalioujny. La personne qui présentait la soirée (et dont je ne sais pas qui elle est car je suis arrivée avec une minute de retard...) a commencé par nous lire une lettre d'Yvette Chauviré qui n'a finalement pas pu assister à la soirée, mais qui tenait à nous faire part par ce biais de son admiration pour Lifar, qu'elle avait connu d'abord quand elle était encore enfant à l'école de danse et qu'elle jouait l'un des douze amours de je ne sais plus quel ballet dans lequel il dansait - elle raconta la fascination immédiate qu'il exerça alors sur elle par sa beauté, sa force et sa danse - puis qu'elle eu comme directeur et partenaire sur scène - elle le décrivit alors comme quelqu'un d'extrèmement gentil et attentif à ses danseurs. Bref, elle disait dans cette lettre tout le bien qu'elle pensait de ce grand danseur et chorégraphe.<BR> René Sirvin prit ensuite la parole pour nous rappeler l'histoire des ballets russes en France, et nous expliqua toute la filiation qui s'établissait entre Diaghilev, Nijinski, Massine, Lifar... nous eûmes droit en particulier à la lecture de quelques pages, très émouvantes, de l'autobiographie de ce dernier, qui relataient sa rencontre avec Nijinski alors déjà plongé dans la prostration dont il ne sortirait plus... Sirvin rappela également la révolution culturelle opérée par ces ballets russes, notamment le scandale suscité par le Faune, éclipsé dans nos mémoires par celui plus retentissant encore qui accompagnera les représentations du Sacre quelques années plus tard, mais néanmoins fort important. Enfin il mentionna l'énorme travail accompli par Lifar au niveau du statut du ballet en tant qu'art à part entière, et le véritable militantisme qui l'animait et qui lui fit déployer tous ses efforts pour obtenir des soirées (les mercredis) entièrement consacrées à la danse à l'opéra (auparavant elle n'était qu'un "hors d'oeuvre" avant les concerts), l'extinction du lustre et le silence dans la salle pendant les représentations, la fermeture du Foyer de la danse aux abonnés... autant de mesures qui permirent de transformer ce qui était perçu comme un événement mondain en manifestation artistique. C'est dans le même esprit qu'il voulu émanciper la danse de la tutelle musicale - ce qui l'amena au processus de création d'Icare : la danse d'abord, l'orchestration ensuite !<BR> Fut ensuite passé un montage vidéo sur Lifar danseur, chorégraphe, professeur - et homme ! Certaines très belles images (Lifar dans le Faune au Jardin des Plantes), d'autres plus pédagogiques, notamment sur "le style Lifar", la codification des 6° et 7° positions, la différence entre le classique (Petipa) basé sur la verticale et l'horizontale, et le néoclassique (Lifar) basé sur l'oblique, l'introduction des ruptures, des tangentes.<BR> Attilio Labis prit ensuite la parole pour parler du Lifar qu'il avait connu, et de son caractère "mystique" (je le cite), de sa capacité à devenir les personnages qu'il interprétait, qu'il s'agisse de Napoléon ou de Pharaon - il nous raconta en particulier une anecdote savoureuse qui eu lieu lors de leur visite des Pyramides en Egypte : alors qu'ils se tenaient devant l'excavation où devait normalement être déposé le sarcophage, tous se taisent fascinés par le lieu grandiose ; Attilio Labis rompt enfin le silence en disant : "Maître, votre place est ici !". Et Lifar de répondre : "Vous croyez Labis, vous croyez ?..."<BR> Je ne peux me souvenir de tout ce qui s'est dit par la suite sur Lifar et son héritage, et également sur Kalioujny que Jude avait tenu à associer à cet hommage. Mais les différents témoignages, par la présence de personnes qui l'avaient connu et vu danser, ou par textes ou vidéos interposés, ont fait de cette conférence un portrait vivant et chaleureux du grand danseur et chorégraphe qu'était Lifar, plein de reconnaissance pour tout ce que celui-ci a fait en faveur de la danse et des danseurs tout au long de sa vie.<P> Je dois également signaler qu'à l'issue de la conférence j'ai vu discuter avec les différents intervenants une personne qui ressemblait furieusement à Elisabeth Platel - je ne veux jurer de rien car je ne l'ai jamais vue en personne et suis de surcroît mauvaise physionomiste, mais la ressemblance était vraiment très très troublante...<P>--------la suite de la soirée à venir dans un autre message parce que ça commence à faire long Image!--------------


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: soirée Lifar - ballet de l'Opéra de Bordeaux
PostPosted: Tue Nov 06, 2001 7:37 am 
Offline

Joined: Wed Apr 11, 2001 11:01 pm
Posts: 9645
Location: Paris, France
Merci pour ce début de compte-rendu. J'espère que la soirée a été à la hauteur de l'événement car il est très difficile de danser avec ce fameux style Lifar. On remarque particulièrement toutes ces fameuses poses lifariennes dans Suite en blanc, notamment les fameuses arabesques décalées, les marches en 6e position, etc.

_________________
http://www.danser-en-france.com/forum


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: soirée Lifar - ballet de l'Opéra de Bordeaux
PostPosted: Tue Nov 06, 2001 9:37 am 
Offline

Joined: Thu Apr 05, 2001 11:01 pm
Posts: 185
Location: France
La suite, donc...<P>PETROUCHKA :<BR>Ce ballet ne m'a pas vraiment enthousiasmée... le jeu et la danse du personnage éponyme étaient justes et touchants, mais je trouve que le ballet dans son ensemble manque un peu de cohérence, ce qui empêche le spectateur de s'investir. En un sens, c'est un ballet à argument sans argument, trop long, ou pas assez : il veut nous raconter une histoire, il y parvient en ce qui concerne les trois marionnettes, mais pour le reste on ne comprend guère la raison d'être des gitanes, des montreurs d'ours, des masques etc... ni les rapports qui s'établissent entre tous les autres personnages. Ils ne sont pas nécessaires (au sens d'Aristote), ou du moins je n'ai pas saisi en quoi ils l'étaient. Ce qui n'empêche pas le ballet d'avoir un certain charme, et même une intensité dramatique dans les scènes où Petrouchka se retrouve seul...<P>L'APRES-MIDI D'UN FAUNE<BR>Curieusement, alors que l'on avait longuement parlé durant la conférence, et vu Lifar parler lui-même, des modifications qu'il avait apporté à la chorégraphie de Nijinski et des motivations de ces changements (suppression des accessoires, des sept muses...), c'est pourtant la chorégraphie initiale qui nous a été montrée.<BR>Cette pièce est remarquable en cela qu'elle crée une atmosphère, un univers - et cela avec fort peu de moyens. La gestuelle inventée pour le faune fait exister sous nos yeux ce personnage mythique et mythologique, sans lui enlever ce caractère, justement, surnaturel - ou plutôt méta-naturel, si vous me permettez ce néologisme, et sans recourir à l'ethéré, puisqu'il s'agit justement de l'incarnation même du charnel (pardon pour le pléonasme !) et de la sensualité.<P>ICARE<BR>Magnifique. Ce que j'ai préféré dans toute la soirée. Le danseur qui tenait le rôle principal (désolée, je n'ai pas les noms... impossible d'avoir un programme) a été superbe, à mes yeux... il avait en lui une force et une assurance, et cependant une grâce que l'on trouve rarement chez les interprètes masculins, ce qui lui permettait d'incarner avec justesse et intensité le personnage plein de jeunesse et d'aspiration au sublime, écartelé entre sa condition terrestre et cette tension vers le surhumain qu'il porte en lui. Dédale était convaincant également, malgrès une série d'arabesques une peu vacillantes. Ce ballet est d'une très grande force, il dégage, encore une fois avec peu de moyens, beaucoup de puissance émotionnelle. Les costumes et les décors de Picasso permettent, par leurs aplats de couleurs vives et tranchées, et leur stylisation extrême, de faire surgir un monde qui nous est totalement étranger et dont nous sommes pourtant issus : le monde antique. Ils traduisent le paradoxe de quelque chose que nous portons en nous et dont nous sommes cependant séparés par une fracture irrémédiable. <BR>La chute finale est poignante. Une vraie réussite.<P>------- suite et fin dans un troisième message, je dois partir, désolée !---------


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: soirée Lifar - ballet de l'Opéra de Bordeaux
PostPosted: Wed Nov 07, 2001 2:46 am 
Offline

Joined: Mon Oct 08, 2001 11:01 pm
Posts: 7
Location: Strasbourg, France
A propos du Faune de Nijinsky, je suis supris de voir que ne faîtes pas plus cas de cette chorégraphie qui est absolument incroyable pour l'époque.<BR>Je ne trouve personnellement rien de daté dans cette chorégraphie que je trouve quasi "a-temporelle" et d'un sublime achevé.<BR>La découverte de cette chorégraphie par le Joffrey Ballet fut pour moi un grand choc et une immense émotion.<BR>Je l'ai revue ensuite à l'Opéra de Paris, dansé par Dupont, que j'ai trouvé d'ailleurs trop sec, mais ce fut à chaque fois un pur moment de magie, soutenu par la musique non moins sublime de Debussy.<BR>Une telle osmose entre danse et musique, est assez rare, et cette chorégraphie constitue pour moi un chef d'oeuvre absolu.<P>Mais bon, ce n'est que mon avis...<P>Amicalement,<P>Piem


Top
 Profile E-mail  
 
 Post subject: Re: soirée Lifar - ballet de l'Opéra de Bordeaux
PostPosted: Wed Nov 07, 2001 3:03 am 
Offline

Joined: Wed Apr 11, 2001 11:01 pm
Posts: 9645
Location: Paris, France
Si l'oeuvre est moderne pour son époque et traduit un véritable choc, actuellement elle me paraît "barbante" et peut-être faute de faune approprié, je me suis toujours profondément ennuyée à ce pas de deux. J'ai d'ailleurs ajouté qu'il fallait voir ce ballet pour sa culture.<P>Avouons que je suis aussi un peu allergique à la musique de Debussy. A vrai dire je n'aime pas trop les ballets russes. S'ils ont été d'un modernisme extraordinaire pour leur époque, je trouve qu'ils font bien plus datés que tous les ballets totalement académiques.<P>Je comprends que Petrouchka ne vous ait pas emballé, j'avais émis mes réserves avant mais je crois qu'il ne faut pas chercher plus d'arguments dans la fête foraine, que celui d'une fête foraine russe avec ces attractions, danses gitanes, ours, masques. Si vous avez vu le Barbier de Sibérie, de Mikhalkov, le réalisateur a recréé l'ambiance d'une fête russe qui fait totalement penser à celle de Petrouchka, avec la neige, les gens aux costumes chamarées, buvant, dansant, etc.<P>Icare est un ballet extraordinaire, cela fait longtemps que l'Opéra ne l'a pas remonté, mais Gall trouve Lifar ringard.<BR><p>[This message has been edited by Cathy (edited November 07, 2001).]

_________________
http://www.danser-en-france.com/forum


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: soirée Lifar - ballet de l'Opéra de Bordeaux
PostPosted: Wed Nov 07, 2001 4:21 am 
Offline

Joined: Mon Oct 08, 2001 11:01 pm
Posts: 7
Location: Strasbourg, France
moi aussi j'ai adoré ce film, le Barbier de Sibérie, une ambiance "russe" très bien croquée et agréable.<P>Sinon, pour le Faune (et Debussy), nous sommes en total désaccord, donc, je n'insiste pas !!<P>Amicalement, <P>Piem


Top
 Profile E-mail  
 
 Post subject: Re: soirée Lifar - ballet de l'Opéra de Bordeaux
PostPosted: Wed Nov 07, 2001 6:14 am 
Offline

Joined: Thu Aug 23, 2001 11:01 pm
Posts: 85
Il y a une critique de René Sirvin dans Le Figaro et le danseur qui interprétait Icare n'est autre que Yann Saiz , qui a appris le rôle auprès d'Attilio Labis et Charles Jude.<BR>Apparemment Charles Jude a interprété le faune et dansé l'adage de Suite en blanc.


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: soirée Lifar - ballet de l'Opéra de Bordeaux
PostPosted: Wed Nov 07, 2001 9:21 am 
Offline

Joined: Thu Apr 05, 2001 11:01 pm
Posts: 185
Location: France
C'était donc Saïz... Il avait effectivement été mentionné durant la conférence que les danseurs sus-nommés lui apprenaient aujourd'hui le rôle, après l'avoir hérité de leurs prédécesseurs... mais comme il danse à Paris je ne pensais pas que c'était lui que nous verrions ce soir-là. Et Jude a effectivement dansé le faune et l'adage. Bon, je termine :<P>SUITE EN BLANC :<P>Le ballet a commencé de façon un petit peu laborieuse, du moins c'est l'impression que j'en ai reçu : après l'ouverture (pas musicale : je veux dire après le premier tableau d'ensemble) la variation des trois filles en tutu romantique était, comment dire, pas tout à fait "assurée" m'a-t-il semblé. Un léger manque d'aisance, de fluidité... la danseuse du milieu en retard d'une fraction de seconde sur ses deux partenaires... Disons que pendant le premier tiers de ce dernier ballet j'ai un peu eu l'impression que les danseurs ne savaient plus où donner de la tête, qu'ils avaient un peu de mal à tenir avec facilité une chorégraphie qui n'arrête pas, et qui exige des capacités, des enchaînements particuliers, inhabituels pour des danseurs accoutumés à un vocabulaire classique plus... classique, justement ! Mais ceci est peut-être aussi dû au fait que mon oeil n'était pas non plus habitué à ce vocabulaire, et peut-être étais-je moi-même visuellement déconcertée - en particulier par le fait que non seulement des gestes, des "brisures" assez contemporaines surgissent tout à coup dans les pas ou les ports de bras au milieu d'un enchaînement et d'un costume ("tutu-pointes-tout-en-blanc") tout à fait classiques, mais surtout Lifar utilise la musique d'une façon très particulière, on a l'impression quelque part qu'il ne cale pas les rythmes des pas sur la mesure mais qu'il utilise celle-ci comme un canevas sur lequel il brode librement. D'une certaine manière rythmiquement parlant il "jazze" : sa chorégraphie étant à la musique ce que le solo de trompette est à la batterie - elle abandonne son rythme et suit le sien propre pendant quelques instants avant de revenir dans le tempo. Ce qui donne quelquefois l'impression que les danseurs "ne sont plus dans le rythme". Bref, beaucoup de mots pour dire peu de choses, je ne sais pas si je suis parvenue à me faire comprendre...<P>Toujours est-il que, quelle que soit l'origine des hésitations du début (danseurs pas tout à fait tout à fait assurés, mon oeil désarçonné ou tout simplement la tension de la première), celles-ci se sont peu à peu estompées et Suite en Blanc s'est déroulée dans toute sa beauté. Je me souviens en particulier du pas de trois "une fille, deux garçons" dansé avec maestria par... j'ai supposé, à sa blondeur, que c'était Hélène Ballon ? Et puis toutes les autres variations qui se sont succédées et dont j'aimerais pouvoir vous dire quelque chose, malheureusement je connais trop mal ce ballet pour pouvoir relever et formuler quoi que ce soit d'assez précis.<P>La soirée s'est donc terminée de belle manière... après les applaudissements, une dame a été introduite sur la scène : courbée, la voix tremblante, un peu perdue sous les lumières, c'était la compagne de Serge Lifar, qui a remercié, très très émue, l'administrateur et Charles Jude pour le travail qu'ils avaient effectué afin de faire (re)vivre ces oeuvres et la mémoire de l'artiste. C'était vraiment touchant de l'entendre ainsi chercher ses mots en français qui n'est pas sa langue maternelle pour exprimer sa gratitude visiblement sincère. A un moment, embarrassée, elle s'est arrêtée et puis a demandé d'une petite voix "mais, où est Charles ?". Il était au milieu des danseurs, il s'est donc avancé vers elle, et elle lui a offert "une petite chose" : une médaille frappée par la Ville de Paris, si j'ai bien compris, avec le visage de Lifar sur une de ses faces, et sur l'autre "Icare...: vous !" a-t-elle dit. Elle a ensuite annoncé que la fondation Lifar décernait cette année son prix à la compagnie du Ballet de l'Opéra de Bordeaux ; et elle a terminé en disant qu'elle espérait pouvoir bientôt voir celle-ci danser à Kiev, ville natale du maître... quand elle à dit "n'est-ce pas ?", cela sonnait comme une prière...<P>Voilà pour mon compte-rendu de cette soirée, du moins de la façon dont je l'ai vécue ! Et comme je n'ai pas lu l'article de Sirvin, je ne sais même pas si j'ai dit des énormités Image... Mais ce n'est pas ici qu'on me reprochera d'être en désaccord avec lui - n'est-ce pas ?<BR> Image


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: soirée Lifar - ballet de l'Opéra de Bordeaux
PostPosted: Wed Nov 07, 2001 9:41 am 
Offline

Joined: Wed Apr 11, 2001 11:01 pm
Posts: 9645
Location: Paris, France
Mis à part que Sirvin avait un programme et a donné le nom de quelques interprètes comme Alexis Malovic, le Dédale qui vous a plu, ou Emmanuelle Grizot, etc. <P>Merci pour votre compte-rendu si détaillé Image.<P>Ce qui est dommage c'est que vous n'ayez pas eu le programme pour voir que chaque variation avait son propre thème dans Suite en blanc, comme la Sieste, le pas de trois en tutu long, thème varié pour une danseuse et deux danseurs, Sérenade première variation soliste fille, Pas de cinq avec les quatre danseurs et la soliste, Mazurka pour soliste masculin, fameuse variation de la flûte au cours du final.<P>Si Charles Jude a dansé l'adage comme il l'avait dansé une des dernières fois que Suite en blanc était dansé à Paris, aux côtés d'Elisabeth Platel, c'était absolument magique de par le côté totalement lifarien des deux danseurs, l'harmonie de la ligne, etc.<BR>Bref une soirée qui aurait pu être proposée à Massy du moins Suite en Blanc.<P>Effectivement je ne vous reprocherai pas d'être d'accord ou non avec Sirvin Image !<p>[This message has been edited by Cathy (edited November 07, 2001).]

_________________
http://www.danser-en-france.com/forum


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: soirée Lifar - ballet de l'Opéra de Bordeaux
PostPosted: Fri Nov 09, 2001 4:54 am 
Offline

Joined: Wed Apr 11, 2001 11:01 pm
Posts: 9645
Location: Paris, France
Posted by Emma Pegler - <P>Un article sur un hommage a Lifar au "Grand Theatre" à Bordeaux:<P><B>THE ARTS: From the irresistible to the devilish: a tribute DANCE BORDEAUX: <BR>Financial Times; Nov 9, 2001<BR>By CLEMENT CRISP</B><P> <BLOCKQUOTE><font size="1" face="Verdana, Arial">quote:</font><HR>The Grand Theatre in Bordeaux is a jewel, a late 18th-century opera house that was handsomely restored a decade ago - palest gray paint; pretty ceiling; intimate atmosphere; admirable acoustic; spacious foyers; a feeling of understated elegance. Bordeaux offers regional theatre at its French best, and boasts a strong ballet company which has been directed for the past five years by Charles Jude. <P>Jude, an etoile at the Paris Opera, still dances - grandly so - and his latest programme pays tribute to Serge Lifar as choreographer and dancer; and to Alexandre Kalioujny, a superb dancer in the postwar years and an influential teacher. On Monday I saw the premiere of this quadruple bill: Petrushka and L'Apre`s-midi d'un faune, in both of which Lifar had danced, and two of his finest creations: Icare and Suite en blanc. <HR></BLOCKQUOTE><P><A HREF="http://globalarchive.ft.com/globalarchive/article.html?id=011109001457&query=dance" TARGET=_blank><B>more...</B></A><P>Je me suis permise de déplacer la critique dans le topic déjà consacré à la Soirée Lifar au Ballet de Bordeaux. <BR>Quelle belle initiative de la part du ballet de Bordeaux, dommage qu'on ne voit plus de Lifar à Paris !<BR>

_________________
http://www.danser-en-france.com/forum


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: soirée Lifar - ballet de l'Opéra de Bordeaux
PostPosted: Sun Nov 11, 2001 1:55 am 
Offline

Joined: Wed Apr 11, 2001 11:01 pm
Posts: 9645
Location: Paris, France
<B>"Prix Serge Lifar" au Ballet de l'Opéra de Bordeaux</B><BR>AFP, 9 novembre 2001<P> <BLOCKQUOTE><font size="1" face="Verdana, Arial">quote:</font><HR><BR>BORDEAUX (AFP) - Le Ballet de l'Opéra de Bordeaux, dirigé depuis 1996 par Charles Jude, ancien danseur étoile de l'Opéra de Paris, s'est vu décerner le "prix Serge Lifar" 2001, une première pour une compagnie dans l'histoire de ce prix jusqu'à présent attribué à des danseurs, a-t-on appris vendredi à l'Opéra de Bordeaux.<BR><HR></BLOCKQUOTE><P><a href="http://fr.news.yahoo.com/011109/202/28pn0.html"target="_blank"<B>La dépêche AFP</B></a>

_________________
http://www.danser-en-france.com/forum


Top
 Profile  
 
 Post subject: Re: soirée Lifar - ballet de l'Opéra de Bordeaux
PostPosted: Sun Nov 18, 2001 7:05 am 
Offline

Joined: Wed Apr 11, 2001 11:01 pm
Posts: 9645
Location: Paris, France
<B>Hommage à Serge Lifar</B><BR>par Charles Jude et le Ballet de Bordeaux<BR>René Sirvin, Imagidanse<P> <BLOCKQUOTE><font size="1" face="Verdana, Arial">quote:</font><HR><BR>Dès sa nomination en 1996 à la tête du Ballet de Bordeaux, par Thierry Fouquet nouveau directeur du Grand Théâtre, Charles Jude alors danseur étoile de l’Opéra de Paris, consacra son premier programme à Serge Lifar pour commémorer le dixième anniversaire de la mort du grand danseur et chorégraphe. La soirée comprenait les deux chefs d’oeuvre du jeune Balanchine qui imposèrent Serge Lifar comme vedette des Ballets Russes de Serge de Diaghilev : Apollon en 1928 et Le Fils prodigue de 1929.<BR><HR></BLOCKQUOTE><P><a href="http://www.imagidanse.com/francais/presse/15-Nov-01/Bordeaux.html"target="_blank"<B>La Critique</B></a>

_________________
http://www.danser-en-france.com/forum


Top
 Profile  
 
Display posts from previous:  Sort by  
Post new topic Reply to topic  [ 14 posts ] 

All times are UTC - 7 hours [ DST ]


Who is online

Users browsing this forum: No registered users and 2 guests


You cannot post new topics in this forum
You cannot reply to topics in this forum
You cannot edit your posts in this forum
You cannot delete your posts in this forum
You cannot post attachments in this forum

Search for:
Jump to:  
The messages in this forum are posted by members of the general public and do not reflect the opinions or beliefs of CriticalDance or its staff.
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group