
<BR><font size=1>Kabuki, Tokyo Ballet</font><P><BR><B>Tokyo Ballet, 16 octobre 2001</B><P><B>Beau, mais ennuyeux !</B><P>Pour son retour à Paris, le Tokyo ballet a décidé de rendre hommage au chorégraphe qui a donné à la compagnie l'exclusivité d'un certain nombre de ballets, à savoir Maurice Béjart. <P>On connait le penchant japonisant du chorégraphe et son amour pour le pays du Soleil Levant. L'argument de son ballet est inspiré d'une pièce du XVIIIe siècle et malheureusement tellement complexe, qu'on se perd totalement dans l'histoire. De plus le chorégraphe mélange temps modernes et histoire ancienne avec un rare "bonheur". Maurice Béjart s'est voulu fidèle au théâtre Kabuki et No avec costumes, décors et maquillages blancs, lèvres rouges. Iil utilise également la gestuelle très typique des pieces japonaises pour les femmes notamment, qui marchent à petits pas serrés, les genoux flêchis. La musique de Toshiro Mayuzumi renforce le "japonisme" de la pièce.<P>Au fil des deux actes, quelques jolies scènes retiennent l'attention soit par leur pur esthétisme les jeunes femmes évoquant la forêt et tous les tableaux d'intérieur soit par leur chorégraphie comme le solo de l'acte I ou encore l'attaque du chateau par les 37 guerriers ou le grand sepuku final, mais dans l'ensemble l'ennui s'installe.<P>Comme d'habitude, Maurice Béjart a favorisé les chorégraphies masculines, qui offrent de nombreux solos et morceaux d'ensemble. Les jeunes femmes sont peu et mal utilisées. Au fur des tableaux on peut quand même apprécier le talent de Naoki Takagishi qui reprenait le rôle du héros créé par Eric Vu An, la grâce de Yukari Saito, le brio de Kazuto Yoshida dans le rôle de Bannai, espèce de Bim, qui assiste aux scènes. <P>Le niveau de la troupe est excellent notamment le corps de ballet masculin, on peut moins juger les jeunes femmes qui sont cantonnées à de la figuration "intelligente".<P>Dommage que cette troupe ne soit pas venue avec un autre programme, outre le fait que le ballet soit incompréhensible, Kabuki avait déjà été présenté deux fois à Paris depuis 1986 par la même compagnie et il eut été plus heureux de présenter de toutes autres oeuvres ou les ballets que Maurice Béjart a donné à cette troupe comme l'Oiseau de feu, le sacre du printemps ou le Boléro. Mais pour ces deux derniers ballets, cela aurait fait doublon avec la propre troupe de Béjart qui les présentait en début de saison au Palais des Congrès.<P>Dommage de ne pas pouvoir juger les interprètes sur d'autres pièces tout aussi techniques et moins ennuyeuses.<P>Ce qu'on retiendra de ce Festival de Danse de Paris, sans doute dernier sous cette forme, c'est le dynamisme de la troupe d'Alvin Ailey qui restera le point fort de la programmation 2001. Espérons que ce Festival restera ce qu'il est dans son orientation avec la venue de troupes prestigieuses.<P><p>[This message has been edited by Cathy (edited October 19, 2001).]