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MATINÉE DU 14 OCTOBRE À L'OPÉRA DE MASSY: Une jeunesse irrésistible<P>Europa Danse a poursuivi son périple estival dimanche à Massy et a reçu un triomphe bien mérité .<BR>Le programme me semble t'il était identique à celui de cet été . Malheureusement, le détail des distributions ne figurait pas sur le programme et je n'ai pu identifier certains que par déductions ou connaissances antérieures. La vingtaine de jeunes qui se sont produits semblent avoir été choisis en fonction de leur personnalité ou d'une qualité propre , ce qui à défaut d'homogénéité sans intérêt nous permet de voir de véritables artistes.<BR> Etaient distribués , qu'on m' excuse de ce catalogue mais je sais que cela intéresse certains :<BR>- Danseuses : Magdalena Lönska , Carole Aubert, Solenne Van Der Ecken , Maria Seletskaja , Aurélie Dol , Caelyn Knight , Terhi Räsänen , Anjara Ballestero , Laëtitia Bouffard-Roupé<BR>- Danseurs : Linnar Looris , Arthur Ulanoski , Allan Simon , Egor Kornev , Bendik Midesveit , Alexander Eckman , Luis Ribargorda, Maxime Lachaume , Cédric Lambrette .<P>Suites de Danses ( Clustine ) :<BR>Le programme s'ouvrait sur les Suites de danses de Clustine sur la décidemment géniale musique de Chopin , costumes de Philippe Binot : tutus longs qui ne mettent pas trop en valeur les bustes des danseuse mais vaporeux comme il faut , gilets noirs et chemises blanches pour les hommes( Je crois que les Péchés de Jeunsesse de JG Bart étaient du même décorateur , non ? ) . Le ballet n'est pas très original ( surtout au début ) mais on est vite séduit par une désuétude inventive très agréable . La soliste était me semble-t'il Magdalena Lönska , une blonde lumineuse de taille moyenne très intéressante : bonne dans le pas de deux ( avec un bon partenaire quoique lourd et absent ) et vraiment parfaite dans sa variation . On remarque dans les trois couples principaux la tenue de Cédric Lambrette que l'on a enfin le loisir d'admirer en autre chose que Katscheï ou Coppélius ( à l'Ecole de l'Opéra ), et la classe de carole Aubert me semble-t'il ( je crois qu'elle a passé des concours en France ). Dans la difficile variation masculine, Hegor Kornev , remarqué l'année dernière lors des portes ouvertes du CNSM : il s'en tire très bien , même si tout n'est pas parfaitement léché ( 5èmes ).<P>Pas de danse ( Ek ) :<BR>Le ballet s'ouvre sur un long solo de l'attendrisssant Alexander Eckman mi-clochard, mi-paumé , se mouchant de temps à autre . Il est perturbé par une piquante petite brune aux cheveux courts ( elle ressemble à Laure de Loft Story, désolée de la comparaison , si seulement, il y avait eu des distributions ! ) qui l'agace . Le rythme s'accèlère avec l'introduction d'un nouveau couple qui se mêle ensuite habilement aux deux autres danseurs jusqu'à la fin. Tout ceci est très frais et parfaitement dans l'esprit voulu .<P>Concertante ( Van Mannen ):<BR>Cette oeuvre sur la très belle musique contemporaine de Franck Martin ( clavecin et cordes ) règne dans une atmosphère particulière avec sa quasi obscurité par moments, les entrées et sorties ininterrompues , l'unisson savamment exploité. Entre les danses d'ensemble ( la pièce est pour 16 danseurs je crois ) s'intercalent deux longs pd2 parfois un peu longuets mais pleins d'émotion. Les danseurs très inspirés font vibrer les spectateurs.<P>Jardi Tancat ( Duato ):<BR>Après l'entracte, l'oeuvre sans doute la plus contemporaine du spectacle . Sur une sorte de plage entourée de piques de bois de longueurs différentes , évoluent 6 couples . Au début, dans le silence tous dansent lentement en bloc , ils s'animent sur le début de la musique ( chants de femme plaintifs ) puis trois pas de deux se succèdent . On s'ennuie de temps à autre mais jamais bien longtemps grâce à la fraicheur des interprètes , entre eux très complices. J'ai surtout admiré le pas de deux d'Alexander Eckman formé avec une peite rousse ( qui ressemble à Eve Grinztain ). A noter le rôle des amples jupes des filles qui servent par moments à la chorégraphie.<P> Un extrait de Return to a strange land deux de Songs of a Wayfarer ( Kylian ) :<BR>C'est sûrement , le moment le plus beau du programme . Le style de Kylian est parfaitement maîtrisé des danseurs , notamment du point de vue de la fluidité . Moi qui rêvais après le ballet de Prague de revoir Return ... par l'Opéra, j'ai pu en voir un extrait avec deux talents qui n'ont pas à rougir devant lui : en effet , Magdalena Lönska ( enfin si c'est son nom ) et Cédric Lambrette dans le duo des marrons ont été vraiment boulversants ,outre la perfection technique évidemment.<P>La mitrailleuse en état de grace 2 , He wu ! ( Montalvo )<BR>Il s'agit de deux solos indépendants il me semble mais qui se suivent ici comme un ballet entier , ne serait-ce que par la musique de Vivaldi commune aux deux. Dans le premier , on s'extasie encore sur le potentiel d'Alexander Eckman ( danseur de petite taille mais à telle présence !) très concentré dans un solo assez classique .Puis un grand moment sur le solo féminin génialement exécuté par une superbe fille un peu métissée ( je voudrais tellement savoir comment elle s'appelle ! ) . Il s'agit d'un solo très malicieux , presque enfantin ( elle se tire le nez , lance plusieurs fois deux cris aigus successifs ) assez classique de facture, là aussi. Le nom du solo s'explique à la fin lorsqu'elle interpelle l'auteur du premier solo : He Alex ! ( ce qui m'a permis de connaître enfin le nom de ce jeune talent prometteur ) ; j'imagine qu'à l'origine Melanie Lomoff interpellait ainsi Zheng Wu , tous deux ayant remonté les solos.<P>New York New-York ( création de Joey Mac Kneely ):<BR>L'après-midi se termine par un ballet pseudo narratif ( des marins, tout droits sortis de la Coppélia de Charles Jude , font des adieux à leurs fraîches fiancées et délaissent une starlette ) sans prétention , destiné à mettre en valeur la spontanéité des danseurs . On retrouve dans un pd2 émouvant "Laure-de-Loft-story" . Cédric Lambrette ( en couple avec Magdalena Lönska , toujours si c'est elle ) et un blond à taille moyenne sont hilarants de gouaillerie.<P>J'ai donc passé un excellent moment avec Europa Danse, plus vraiment une Ecole de danse, pas encore une compagnie dont les éléments ont les avantages de l'un et de l'autre. On sent un bonheur à danser , une absence de compétiton , bref une excellente ambiance que le spectateur ressent forcémment. Espérons que ces jeunes trouveront rapidement un engagement, ce qui pour certains ne devrait pas faire la moindre difficulté.<P>[This message has been edited by Caroline (edited October 19, 2001).]<p>[This message has been edited by Caroline (edited October 19, 2001).]
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