L'Express du 11/07/2005
Avignon 2005
L'étrange M. Nadj
par Dominique Simonnet
Quote:
«Dans Last Landscape, je dialogue avec le percussionniste Vladimir Tarasov, comme si je voulais donner une couleur aux sons. C'est un tableau dansé. Nous tentons, tous les deux, de reconstituer l'impression de paysage par le geste et par la musique. C'est aussi une manière de nous interroger sur la représentation, presque impossible, de la réalité et, au-delà, sur la communication entre le créateur et son public.»
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L'Express du 04/07/2005
Avignon 2005
Le choc flamandpar Laurence Liban
Brute, vivante, impolie, réelle... la jeune scène de Flandre, à l'honneur cette année, insuffle au théâtre un vent de vitalité. D'où vient-elle? Enquête
Quote:
Des personnalités sont apparues au plat pays au début des années 1980. Une génération spontanée, des têtes dures, des enragés. 1982: Anne Teresa De Keersmaeker, une jeune fille de Louvain, sort de Mudra, l'école de danse de Maurice Béjart, avec la volonté de ne pas faire «ça». Un an plus tard, à 22 ans, elle revient de New York avec Fase, pièce de danse minimaliste sur une musique de Steve Reich. Une révolution. La même année, Jan Fabre, un Anversois allumé de 24 ans, formé aux arts plastiques, fait scandale lors d'une performance de huit heures. Son truc: nudité et provocation. La reconnaissance internationale sera immédiate. 1986: Alain Platel, un orthopédagogue de Gand, mis au défi de faire «mieux que Béjart» dont il déteste le travail, crée sa propre compagnie, les Ballets C. de la B., avec des gens de la rue.
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L'Express du 18/07/2005
[url=http://www.lexpress.fr/mag/arts/dossier/festival/dossier.asp?ida=434033]
Mathilde Monnier
«La vraie nudité, c'est se mettre en danger sur scène»[/url]
propos recueillis par Dominique Simonnet
Après les larmes et le sang déversés par le plasticien gothique Jan Fabre, c'est au tour de la chorégraphe Mathilde Monnier d'occuper la scène en Avignon. Avec Frère et sœur, une création, et La Place du singe, un duo dansé-parlé en compagnie de l'écrivain Christine Angot. Décryptage