Le nouveau numéro de <I>Danse</I> (ex Danse conservatoire) est paru, il se distingue par la multiplicité des critiques qui concernent autant l'actualité parisienne, que l'actualité européenne de la danse plus classique que moderne. Pour une fois, qu'un magazine s'intéresse plus à la danse classique qu'à la danse contemporaine, cela doit être mentionné et encouragé.<P>Malheureusement, il se distingue également par un manque total de relecture et parfois des critiques un peu sommaire pour ne pas dire à la limite du bidonnage. Des bouts de phrases manquent ou des mots sont mis à la place d'autres, ce qui donnent parfois des choses drôles...<P>Au sommaire de ce numéro :<BR><UL TYPE=SQUARE><BR><LI> <I>Notre-Dame de Paris</I>, chronique sur "Sainte-Isabelle" Guérin au niveau de laquelle aucune première danseuse actuelle n'arrive.<I>"On se prend devant un tel degré de maturité artistique, à espérer que de véritables étoiles fleurissent à l'Opéra parmi les jeunes premières danseuses"*</I>. Quand on a vu les quatre prestations que nous ont offertes Marie-Agnès Gillot, Eleonora Abbagnato, Clairemarie Osta et Isabelle Guérin, celle-ci était la moins émouvante et la plus stéréotypée. Heureusement que les premières danseuses actuelles sont plus intéressantes que Mlle Guérin qui à mes yeux n'était vraiment intéressante que dans les ballets de Mister B et de Robbins (avis tout à fait personnel). Par ailleurs, comment peut-on encore souhaiter que Wilfried Romoli ait le titre d'étoile, c'est vrai qu'il aurait du l'avoir il y a des années, il a interprété Quasimodo en superbe artiste qu'il est, mais quel serait l'intérêt d'une nomination d'étoile pour un danseur de cet âge quand on sait que les plus belles années de sa carrière sont derrière lui. Il faut mieux être un très grand premier danseur qu'une petite étoile.<BR>Curieusement ni Marie-Agnès Gillot, pourtant sublime Esmeralda, ni Eleonora Abbagnato dont toutes les prises de rôles sont attendues, ni Yann Bridard, extraordinaire Quasimodo qui réinventait le rôle n'ont eu l'honneur des critiques, il n'y a d'ailleurs aucun commentaire sur Manuel Legris, simplement mentionné en Frollo, pourtant vu lors de la représentation Guérin/Murru, ni naturellement sur José Martinez. Et ce n'est pas le délai de bouclage qui empêche cela, étant donné que la prestation de Clairemarie Osta est critiquée, de même que le Frollo de Benjamin Pech,<P><LI> Critique du <I>gala des étoiles du XXI</I> siècle où curieusement Jerôme Frilley ne juge la prestation de Maria Eichwald, dans son interprétation de <I>la Dame aux Camélias</I>, que par rapport à celles de Monique Loudières ou Marcia Haydée. Cette manière de critiquer est totalement subjective, une critique se doit d'être au maximum objective et de juger ce qu'elle voit le jour même et de ne pas faire de comparaison avec des artistes que de nombreux spectateurs n'ont jamais vu dans ces oeuvres, surtout si l'émotion est au rendez-vous. Pourquoi toujours faire référence aux étoiles du passé ? <BR>Maria Eichwald était émouvante dans <I>la Dame aux Camélias</I>, tout comme Monique Loudières. De plus la jeune allemande a toute sa carrière devant elle, et l'intensité d'une interprétation ne pourra aller qu'en s'amplifiant. <I>"Difficile de passer derrière pour Maria Eichwald (...) pourtant soutenue par un partenaire très sûr, Allen Bottaini"</I>,<P><LI> critique du premier programme proposé par l'Alvin Ailey Dance Theater,<P><LI>un long article sur le Festival <I>le temps d'aimer</I> de Biarritz par Sylvia Chaban,<P><LI> <I>Jewels</I> par le Kirov à Munich, ballet "descendu" au niveau chorégraphique

, mais encensé au niveau interprétation

, notamment Diana Vishneva et Svetlana Zhakarova, par contre Zhanna Aioupova, étoile "Kirovienne" par excellence, est considérée comme trop romantique, alors que c'était celle qui correspondait le plus au style du ballet lors des représentations en Angleterre. Nous avons également le droit à une courte interview de Mahar Vaziev, actuel directeur artistique du Kirov. L'article est illustré de très belles photos de la production de <I>Jewels</I>,<P><LI>Critique de la <I>Giselle Rouge</I> de Boris Eifman par le ballet de Vilnius,<P><LI>Critique du Ballet de Zurich à Saint-Quentin en Yvelines, et son <I>Hommage à Stravinsky</I> avec des photos assez exécrables au niveau qualité,<P><LI>Portrait de Laura Contardi, étoile "free lance",<P><LI>Portrait en six questions à Irina Dvorovenko et Maxim Belotserkovsky, étoiles de l'ABT, où l'on apprend au détour d'une phrase que c'est en voyant la "caserne de Don Quichotte avec Cynthia Harvey et Mikhail Baryshnikov", lorsqu'il était enfant, que l'étoile masculine de l'ABT a eu envie de rejoindre un jour cette prestigieuse compagnie... Je suppose qu'il a vu la "cassette" comme tout le monde

,<P><LI>Critique de <I>l'Hommage à Ashton</I> donné par le Ballet du Théâtre San Carlo de Naples avec Viviana Durante, Tetsuya Kumakawa, dommage que ce chorégraphe soit méconnu en France et que seul <I>Rhapsody</I> soit au répertoire de notre compagnie, alors que <I>Un Mois à la Campagne</I>, notamment ou <I>Marguerite et Armand</I> auraient tout à fait leur place à l'Opéra,<P><LI>enfin, deux photos sur les lauréats du Prix Arop 2001 à savoir Fanny Fiat, magnifique dans "le Printemps" (<I>Four Seasons</I>, Robbins) et Emmanuel Thibault dans le "Pas de trois" de <I>Paquita</I>, avec le laius habituel sur le candidat malheureux au dernier concours, aimé du public mais pas de la direction (pour une fois à juste titre en tant que non "Premier danseur"**).<BR></UL><P><BR><font size=1>*Le Critique oublie de préciser que Mlle Isabelle Guérin au même âge que Clairemarie Osta, Marie-Agnès Gillot ou Eleonora Abbagnato n'avait aucune sensibilité artistique et n'était qu'une simple technicienne comme tant d'autre. <BR>Ce n'est qu'avec <I>la Bayadère</I> ou <I>le Parc</I>, qu'Isabelle Guérin a acquis ce statut d'étoile "bouleversante" auprès de certains critiques. Son travail a toujours été trop étudié et n'a jamais laissé place à la spontanéité. Certes Isabelle Guérin était une grande étoile, mais pas autant qu'on veut bien le dire, Monique Loudières, elle, était une étoile d'une autre dimension</font><P>**<font size=1>Je ne reviendrai pas une fois de plus sur les raisons qui me font dire que ce magnifique danseur est un superbe soliste, mais PAS un PREMIER DANSEUR</font><P><p>[This message has been edited by Cathy (edited October 26, 2001).]