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Une magnifique soirée !

Ballet de l’Opéra de Paris - 'Don Quichotte'

Par Catherine Schemm

Représentation du 1er juin 2004, Opéra Bastille, Paris

 

Aurélie Dupont (Kitri) – Carlos Acosta (Basilio) – Eleonora Abbagnato (Danseuse des rues) – Yann Saiz (Espada) – Isabelle Ciaravola (la Reine des Dryades) – Mélanie Hurel (Cupidon) – Dorothée Gilbert (la Demoiselle d’honneur) – Mathilde Froustey et Myriam Ould Braham (les amies de Kitri) – Alessio Carbone (le gitan)

Deuxième artiste invité, l'étoile cubaine Carlos Acosta se produisait ce soir dans Basilio aux côtés d'Aurélie Dupont. Le mélange se promettait d'être explosif, entre la tradition cubaine très axée sur une technique spectaculaire et la tradition française plus basée sur le style, et il le fut.

Le mélange des styles se passe sans aucun problème, car Carlos Acosta est un danseur racé, qui a une certaine élégance et du style.

Il ne recherche pas les effets faciles et quand il cède à quelques sauts que seul Patrick Dupond savait faire à l'Opéra de Paris, cela ne choque pas car la coda du troisième acte s'y prête totalement. Son entrée est ciselée et précise, tout comme la variation du premier acte, où il fait de magnifiques et amples doubles assemblés totalement maîtrisés, sa variation du troisième acte est aussi enlevée avec des effets de pirouettes ralenties, et dans coda, il nous offre un magnifique manège de coupés jetés qui fait délirer le public, conquis par la maîtrise technique et le magnétisme du cubain. Car à cette technique prestigieuse, il allie une aura digne des grands danseurs avec ce magnétisme qui agit sur les foules. Il forme un couple harmonieux avec Aurélie et est un acteur et un partenaire exemplaire.

Aurélie Dupont renouait avec le rôle qui avait vu sa nomination d'étoile en 1999 mais aussi son éloignement des salles en 2002. Sa Kitri n'est plus du tout la même, au niveau technique, elle a sans doute un peu perdu, notamment dans la scène de la vision, où aucun équilibre n'est tenu et où elle semble du mal à tenir sur sa pointe, les retombées sont très rapides, mais dans l'adage du troisième acte, elle nous rassure totalement avec des équilibres majestueux dans son adage. Mais au niveau jeu, elle est devenue une Kitri incontournable, une chipie sûre d'elle qui va même par son autorité lorgner un peu du côté de la Katharina de la Mégère apprivoisée. Tout est finement étudié, que ce soit les oeillades amoureuses, ou les regards frondeurs envers son père. Dommage qu'elle n'ait pas été filmée cette année, tellement elle semble heureuse sur scène.

Dans les rôles secondaires, Yann Saiz remplaçait une fois Yann Bridard, aux côtés d'Eleonora Abbagnato qui campe une séduisante danseuse des rues, aguicheuse, mais pas assez vulgaire. Isabelle Ciaravola nous offre encore une fois une vision sublime de la reine des dryades, avec ce travail sur chaque équilibre. Mélanie Hurel manque une fois encore de piquant dans le rôle de Cupidon. Alessio Carbone est un gitan fougueux et plein d'autorité et Dorothée Gilbert une magnifique danseuse des rues, même si la fatigue se faisait un tout petit peu sentir.

Myriam Ould Braham et Mathilde Froustey campent des amies de Kitri tout aussi chipies, mais dommage que la seconde accentue trop ses qualités techniques, par rapport au style, et déséquilibre un peu le duo.

Mallory Gaudion renoue avec son Gamache si comique d'il y a deux ans, et Fabien Roques devient truculent en Sancho Pança. Naturellement Jean-Marie Didière est toujours un superbe Don Quichotte, vieil homme réveur.

Le corps de ballet est survolté comme dans pareille occasion, et semble heureux de danser comme jamais. Espérons que Carlos Acosta soit lui aussi réinvité à l'Opéra de Paris.

 


Edited by Cathy

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