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Roberto Bolle à l'Opéra ! Ballet de l’Opéra de Paris - 'Don Quichotte' Par Catherine Schemm Représentation du 28 mai 2004, Opéra Bastille, Paris
Agnès Letestu (Kitri) – Roberto Bolle (Basilio) – Aurore Cordellier (la Reine des Dryades) – Myriam Ould Braham (Cupidon) – Dorothée Gilbert (la Demoiselle d’honneur) – Emilie Cozette et Vanessa Legassy (les amies de Kitri) – Emmanuel Thibault (le gitan) Après les prises de rôles multiples qui se sont succédées et qui ont vu la consécration de Mathieu Ganio et les succès de Dorothée Gilbert, Eleonora Abbagnato, Karl Paquette, Emmanuel Thibault et les autres, voici venue le tour des artistes invités. Le premier d'entre eux n'est autre que Roberto Bolle, danseur italien, étoile à la Scala de Milan, mais qui parcourt le monde. Celui-ci a le physique typique du prince, élégant, noble, élancé, et beau comme un dieu grec !!! Déjà l'allure générale est belle, mais le danseur est lui aussi de la race des grands, avec un style impeccable qui rappelle tout à fait le style de nos danseurs, une précision des pas, et de magnifiques sauts, même si certaines réceptions furent un peu râtées. Doué d'une technique impressionnante, il est également bon partenaire et triomphe sans encombre des portés "à la russe" du premier acte. Son entrée est ciselée avec tous les temps bien marqués, et quelle magnifique variation au trois précédée d'un équilibre "interminable" magnifiquement tenu. Par ailleurs, il a totalement assimilé le style Noureev, et le style du ballet, mais il est vrai qu'il danse régulièrement les grandes productions du chorégraphe. Il campe un séduisant Basilio canaille et séducteur à souhait, il forme un très beau couple avec Agnès Letestu. Celle-ci est moins engagée qu'avec Mathieu Ganio, mais il est vrai que l'enjeu n'est pas le même et ici nous retrouvons la danseuse souveraine, avec sa technique précise, ses équilibres, mais elle manque sans doute un peu de spontaneité et de la fraicheur qu'elle avait ajoutée avec son précédent partenaire. Aurore Cordellier s'affirme de
plus en plus en Reine des dryades, Myriam Ould Braham campe un charmant
Cupidon à la technique parfaite. Emmanuel Thibault s'avère un gitan décevant
et curieusement il saute moins haut que tous les autres gitans, alors
qu'il en est leur chef et devrait montrer plus de fougue. Mais sans doute
la technique du gitan n'est-elle pas la sienne. Dorothée Gilbert nous régale une
fois encore dans la Demoiselle d'honneur avec sa facilité d'exécution,
ses équilibres, ses ralentis, la totale maîtrise de son art.
Edited by Catherine Schemm Read related stories in the press and see what others are saying. Click here. |
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