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Ballet de Marseille

- Spectacle Balanchine, Forsythe, Saarinen

Par Haruyo Yokota

Représentation du 22 mai 2004, Opéra de Marseille

 

Après les deux représentations de Don Quichotte en novembre 2003, le Ballet de Marseille s'installe de nouveau à l'Opéra de Marseille pour nous présenter trois programmes, tous différents de par leur style.

Grâce à la présence de Malin Thoors (également assistante du Maître de ballet à l'Opéra de Paris), la compagnie a su s'approprier le style de Georges Balanchine, si difficile à trouver si l'on ne connaît pas les diverses intentions du chorégraphe.

Cynthia Labaronne et Gilles Porte, particulièrement en harmonie dans leur couple, paraissaient prendre un réel plaisir durant leurs pas de deux. Cynthia Labaronne se détachant légèrement par la maîtrise de ses pas mais aussi, par des bras extrêmement fluides qui donnait une impression de légèreté et de facilité. Aussi, la rapidité de son bas de jambe (rapidité, spécialement requise pour l'interprétation de ce ballet) est un atout qu'elle a su utiliser et parfaitement maîtriser. Gilles Porte s'avérait également maître de ses mouvements par une technique et un jeu très complice. Son attention envers sa partenaire était remarquable mettant ainsi en évidence la propreté de leurs danses.

De l'autre côté, Valentina Pace se montrait frugalement plus en retrait en comparaison de Cynthia Labaronne. Le style Balanchine était plus retenu et moins exprimé par ses bras ou son buste. Cependant, l'union qu'elle formait avec Julien Lestel était parfaite ! Son partenaire a été très brillant et les dernières corrections de Malin Thoors vues en répétitions dans la même journée furent retenues et réalisées avec brio ! Une grande présence fait également de lui un bon partenaire.

Les couples réunis et une béatitude se ressentait due également à la présence d'un très bon corps de ballet, parfaitement ensemble. On remarquait quelques danseuses comme Florence Leroux-Coleno ou Benjamine Dupont. Et Thibault Amanieu possède réellement une grande élégance que l'on distinguait déjà lorsqu'il dansait le rôle de Lorenzo dans Don Quichotte .

Si Violin Concerto a conquis l'esprit du public, celui a montré plus de réticence envers Approximate Sonata de Wiliam Forsythe. Sans doute un public plus tourné vers des chorégraphies classiques et plus explicites au niveau théâtrale...

Frédéric Tavernini ouvrait ce ballet. Une entrée assez complexe à réaliser dans la mesure où l'expression du visage est primordiale. Cependant, ce danseur empli de talent l'a parfaitement réalisée ! Delphine Baey, sa partenaire, fut également impressionnante ! Elle maîtrise admirablement le style Forsythe et arrive à en jouer. Ses mouvements, très liés, renvoient à un sentiment de facilité avec lesquels elle se fait plaisir ! Ainsi, de nombreux équilibres témoignent de la sensation de confiance qu'elle possède.

En outre, les trois autres couples ont été remarquables dans leurs pas de deux respectifs. Anne Laure Seillan et Gille Porte, formant le 4ème couple, furent surprenants surtout la danseuse par ses levés de jambes saisissants !

Enfin, la soirée se clôturait par la création de Tero Saarinen, The Captain . Traitant des déboires que l'homme rencontre chaque jour ainsi que de sa poursuite, incessante, de la liberté et l'amour, cette production apparaît très intéressante mais surtout originale laissant, aux danseurs, libre cours au naturel et donc à leur imagination. Tout semble bien choisi : les musiques vont de paire avec la chorégraphie. Entraînantes, véhémentes, elles conduisent les danseurs de manière exaltante ! Les costumes, plus qu'originaux, semblaient stimuler les danseurs, qui un entracte auparavant, étaient encore en tuniques/pointes !

Benjamine Dupont apparaît touchante en fond de scène, lorsque celle-ci se met interpréter la mélodie, tout en la chantant. Ses pas de deux avec Loïc Breynat sont amusants malgré la difficulté de quelques portés ! Angelo Vergari est sensationnel par son jeu et l'interprétation qu'il en fait... un vrai comédien ! Delphine Baey, totalement transformée, prend plaisir à danser cette pièce, plaisir que l'on remarque sans peine au regard de l'expressivité de son visage, duquel émane une aisance et un bonheur incontestable.

Une inoubliable soirée avec des danseurs d'un haut niveau, ne ressentant pas de pression et partageant ainsi leur passion avec grand succès !

 


Edited by Catherine Schemm

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