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Ballet de l’Opéra de Paris

- 'Giselle' de Mats Ek

Par Catherine Schemm

Représentation du 18 mai 2004, Paris, Garnier

Fougueux interprètes !

Nous avions eu la chance de voir la Giselle classique en début d'année, cette fois-ci nous en voyons la relecture extraordinaire qu'en a faite Mats Ek. Rarement ballet fut réinventé avec autant de bonheur. Ici, Giselle est une jeune femme naïve, simple d'esprit qui ne pense qu'à danser, et à flirter sur une ile où l'amour est roi !

Marie-Agnès Gillot abordait, pour la première fois et pour son premier vrai rôle en tant qu'étoile, le rôle titre. Elle a avoué dans des interviews que c’était un rêve pour elle de danser ce rôle. Curieusement les sentiments sont mitigés, elle évoque à la fois Ana Laguna, créatrice du rôle et Marie-Claude Pietragalla, créatrice à l'Opéra de Giselle, par la somptuosité de sa technique, mais aussi par la force qu'elle dégage de chacun de ses mouvements. Mais curieusement nous étions habituées depuis plusieurs reprises à voir des Giselles plus émouvantes, comme Céline Talon ou Aurélie Dupont, plus fragiles et plus sensibles.

Marie-Agnès, de par sa taille donne plus un sentiment de vivacité, que de fragilité, elle impressionne par la précision de ses pas, le dynamisme de sa gestuelle, mais elle n'émeut pas. Toutefois elle est sans doute plus proche de l'univers de la Giselle de Mats Ek qui est plus en force, et moins en nuances.

A ses côtés, Nicolas Le Riche incarne un fougueux Albrecht, dont nous admirons l'engagement artistique et technique, particulièrement au premier acte. Au deuxième acte, il est plus émouvant par le désarroi qu'il éprouve devant les esprits malades et devant cet amour perdu ! José Martinez est une fois de plus extraordinaire en Hilarion, tout comme Marie-Agnès et Nicolas, il a complètement assimilé le style Mats Ek, et nous régale de ses tours attitudes ralentis, de sa "bestialité" du premier acte, et de son "humilité" au second acte.

Stéphanie Romberg est une Myrtha intéressante, mais sa Bathilde manque quelque peu de personnalité.

Tous les danseurs du corps de ballet semblent être totalement rompus au style du chorégraphe suédois, mais nous noterons, la performance exceptionnelle de Stéphane Phavorin en ami d'Albrecht dont la souplesse et l'engagement physique font merveille dans ce rôle. Quel bel Hilarion, il composerait !

Hervé Courtain et Nicolas Paul sont particulièrement savoureux dans le duo des paysans aussi bien par leur maîtrise chorégraphique que par leur humour. Laure Muret est un premier esprit à la fois tendre, émouvant et plein de force. Mais tous les autres sont aussi à l'aise dans le ballet.

Un spectacle à ne pas manquer !

 


Edited by Cathy

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