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Ballet de l’Opéra de Paris

- Soirée Nijinska, Taylor, Bombana : Les Noces, le Sacre du printemps, Septième lune

Par Estelle Souche

Représentation du 26 avril 2004, Paris, Palais Garnier

J'ai bien aimé Noces , que je n'avais vu jusqu'ici que dans la vidéo avec Kader Belarbi et Elisabeth Platel. J'avoue avoir un peu du mal avec ce genre de musique (en particulier le côté "chanté") mais on s'y fait, et il y a une certaine austérité générale (aussi dans les costumes et les décors) qui fait que c'est une oeuvre un peu difficile d'abord, mais j'aime beaucoup la chorégraphie de Nijinska et sa manière d'ordonner des formes géométriques dans l'espace, et aussi le côté très dynamique de la danse, en particulier lors de la scène finale. Et finalement je trouve que les deux amis, Jean-Christophe Guerri et Myriam Kamionka ont des rôles plutôt plus riches que les mariés eux-mêmes, qui restent assez distants tout au long du ballet...

J'avais vu la saison dernière Le sacre du printemps de Paul Taylor dansé par le Ballet de Bordeaux, et j'avoue avoir trouvé les danseurs de l'Opéra un peu inférieurs, il est possible aussi que le fait que la scène soit plus grande les ait desservi.

Je trouve ce vocabulaire chorégraphique intéressant, les danseurs donnent plus ou moins l'impression d'être en deux dimensions, comme le "Faune" de Nijinski (d'ailleurs il y a quelques scènes où les pas sont directement inspirés du Faune, par exemple lorsque le "privé" sort de la cellule et traverse la scène, hélas cela était très visible à Bordeaux mais complètement bâclé par le danseur que j'ai vu). Il me semble aussi avoir reconnu à un moment une allusion à "Lamentation" de Martha Graham (lorsque l'escroc et le souffre-douleur se tordent de désespoir à un moment).

Mais le principal problème est à mon avis que l'intrigue est trop difficile à comprendre (et je trouve que le programme n'en dit pas assez à ce sujet), on s'embrouille entre ces histoires de répétition, de gangsters, d'enlèvement, etc. et c'est assez frustrant. Par ailleurs, la transcription pour deux pianos est un peu "faible" par rapport à la version orchestrale, surtout en venant après Noces ... Parmi les danseurs, j'ai surtout bien aimé Géraldine Wiart dans le rôle principal, et Laure Muret en "souffre-douleur".

Il me semble que dans le cadre de cette soirée, il aurait mieux valu programmer soit le " Sacre " de Nijinski (ce qui en plus aurait eu le mérite de mettre un peu de "couleur" sur scène) qui n'a pas été dansé depuis un moment, ou alors une oeuvre plus marquante de Paul Taylor (je pense que ce "Sacre" ne fait pas partie de ses oeuvres les plus importantes, je le verrais plutôt comme une pochade), par exemple Aureole ou Esplanade qui ont souvent été dansés par des compagnies classiques...

Enfin, je me suis copieusement ennuyée pendant La septième lune . J'ai particulièrement détesté les costumes, pour la plupart d'une grande laideur (tissu style "sac poubelle" pour les costumes des hommes, justaucorps blanc avec des fanfreluches plastifiées pour Delphine Moussin - c'est une danseuse que je trouve en général très belle, mais là le costume ne la mettait pas en valeur...), et la musique m'a paru pas inintéressante en soi mais assez peu adaptée à un ballet.

Dans l'ensemble, pour moi ce qui se passait sur scène ressemblait surtout à de l'agitation inutile, sans la moindre musicalité, et avec une intrigue sans intérêt. Je crois que la seule chose qui m'a plu était l'élément de décor en forme d'horloge qui se déplie... Mais sinon j'ai trouvé le temps très, très long, et cette soirée s'est conclue de façon un peu terne.


Edited by Cathy

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