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Opéra de Paris - 'Giselle'

par Jean-Luc Donay

2 mars 2004 -- Palais Garnier, Paris

Svetlana Zakharova en Giselle ? Soit, c'est une Giselle de conception traditionnelle, mais qui reste un peu "à côté du rôle" pour moi. Il y a des tas de choses intéressantes qu'elle ajoute, mais je n'ai pas totalement adhéré à sa scène de la folie que j'ai trouvé très (trop!!) exagérée. Le problème que je trouve avec Zakharova, c'est que dès qu'il y a des scènes où l'interprétation doit être primordiale et doit dépasser la technique, elle ne me convainc pas. Exactement comme dans le Cygne Noir, elle en fait trop !

Au début du premier acte, elle est très fraîche, et je dois dire ca lui va très bien. Mais pour le reste, les intentions envers Albrecht, Hilarion, sa mère ou Bathilde sont aussi trop exagérées. J'ai l'impression que dès qu'il y a un tant soit peu de jeu, elle exagère tout, et de ce fait paraît peu naturelle. Sa variation fut très réussie, mais dans la diagonale je l'ai bizarrement trouvée assez crispée du haut du corps, mais c'est un détail.

Au deuxième acte, elle est un spectre longiligne, quasi fantômatique. Elle "utilise les mêmes astuces" (si je peux m'exprimer ainsi!) que pour danser Le Cygne Blanc ou l'acte des Ombres de Bayadère. Son 2ème acte fut, pour moi, bien plus réussi que son 1er. Mais il n'y a pas tant de jeu ou tant d'esprit dans les ballets blancs. Dans les ballets blancs, les émotions passent par la danse pure, où là elle est excellente.

En résumé, je n'ai pas retrouvé la sincérité que j'ai vue avec Aurélie Dupont ou Alina Cojocaru.

Sa technique est toujours extraordinaire, très fluide, malgré un petit manque de musicalité (point où je rejoins Iléana). Elle possède une batterie fine et ciselée avec un jeu de bas-de-jambe très propre. Même si on n'adhère pas à ses six o'clock dans les ballets romantiques, ca ne m'a pas beaucoup gêné, car je ne la vois pas faire autrement. Sa morphologie très longiligne ne lui permet pas d'avoir un style romantique "à la française" comme Elisabeth Maurin, Monique Loudières ou Aurélie Dupont. Svetlana Zakharova n'est pas une danseuse romantique, mais est une danseuse faite pour le lyrisme des ballets blancs de Petipa ou pour des morceaux de bravoure très brillants, enfin c'est mon avis...!

Laurent Hilaire en Albrecht fut assez convaincant. Très impliqué, il vit son personnage à fond aussi bien au 1er acte qu'au 2ème acte. Parfois son jeu est un peu exagéré aussi (c'était la soirée !!) surtout à la fin du 2ème acte, le désespoir était "trop" là... Mais bon, à part ce détail, il fut un Albrecht passionné et brillant techniquement.

Marie-Agnès Gillot en Myrtha fut royale et d'une froideur à vous glacer le sang ! Des sauts prodigieux, et une technique parfaite.
Wilfried Romoli est un bon Hilarion. Mais, si j'ai vu 20 Giselles dans ma vie, je suis par le fait du hasard tombé sur 18 Hilarion avec Wilfried Romoli. .Et je dois dire qu'au fil des années son jeu n'évolue pas d'un pouce. Tout est juste, c'est un Hilarion hyper traditionnel, à mille lieues de celui de Yann Bridard !

Un spectacle tout à fait intéressant quand même, quand on aime la danse! Mais la prestation de Svetlana Zakharova me laisse quelque peu perplexe, moi qui l'avais adorée en Odette et en Nikiya.

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