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Opéra de Paris

'Giselle' - Une soirée mouvementée !

Par Catherine Schemm

Représentation du 7 février 2004 -- Palais Garnier, Paris

Distribution : Mélanie Hurel (Giselle) – Benjamin Pech (Albecht) – Nathalie Aubin puis Aurore Cordellier (Myrtha) – Stéphane Elizabé (Hilarion) – Myriam Ould Braham et Mallory Gaudion (pas de deux des paysans) – Laurence Laffon, Muriel Hallé (Deux wilis)

 

Ce soir avait lieu les débuts dans le rôle titre de Giselle de Mélanie Hurel. Cette prise de rôle était très attendue, rares sont les premières danseuses à avoir ce rôle !

Mélanie campe une Giselle traditionnelle, mais dans la tradition des plus pures interprètes parisiennes du rôle. Elle est naïve au premier acte, mais comment ne pas succomber aux manières si raffinées de ce paysan, qui se met à genoux pour la saluer, lui baise les mains si délicatement et semble vraiment différent. Sa folie est assez sobre et efficace, même si elle n'émeut pas spécialement et est parfois un peu trop scolaire, on voit trop le découpage de chaque étape.

Au deuxième acte, malgré les problèmes techniques de la trappe (qui a refusé de s'ouvrir) et la blessure sur scène de Nathalie Aubin, elle fut quand même une Giselle sensible, émouvante, qui entend les cloches sonner l'aube avec soulagement, sa danse est d'une légèreté impressionnante et même s'il y a quelques fautes ici ou là, sa première Giselle laisse augurer de belles promesses pour le futur. De plus, elle avait un partenaire idéal en la personne de Benjamin Pech avec qui elle forme un couple parfait.

Benjamin Pech est un Albrecht très princier, il est évident qu'il vient s'amuser mais il veut quand même épargner Giselle. Quand il s'aperçoit que Bathilde va révéler à la jeune paysanne qu'elle lui est fiancée, il lui fait un geste pour tenter de la faire taire. Son entrée au second acte est remarquable et sa variation parfaite enlevée avec maestria, il opte pour une coda mêlant la diagonale de brisés et les entrechats parfaitement exécutés. Dommage qu'une nomination ne soit pas venue couronner cette superbe prestation et le magnifique artiste qu'il est.

Nathalie Aubin s'est malheureusement fait une entorse sur scène dans le rôle de Myrtha et fut remplacée d'abord par Muriel Hallé qui eut la tâche de ressusciter Giselle puis par Aurore Cordellier qui pour un remplacement au pied levé fut assez intéressante, dommage qu'elle n'ait pas un spectacle entier.

Stéphane Elizabé campe un Hilarion désabusé et vraiment à part. Il est loin du personnage machiavélique qui veut se venger et semble plus résigné sur son sort.

Dans le pas de deux des vendangeurs, Myriam Ould Braham et Mallory Gaudion sont charmants et dansent parfaitement bien, avec une technique propre quasi parfaite, mais trop appliquée, cela reste froid et malheureusement sans aucune complicité.

Le corps de ballet fut parfait au deuxième acte, même s'il était troublé par ce qui arrivait sur scène. La prestation de ce soir qu'ont donnée Mélanie et Benjamin est d'autant plus admirable que tout se passa dans l'urgence de l'incident technique à l'accident physique qui fait qu'une représentation prend une autre tournure.


Edited by Cathy

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