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Bolchoï à Paris - 'La Fille du Pharaon'

Une alternance décevante !

par Catherine Schemm

Représentation du 16 janvier 2004 -- Palais Garnier, Paris

 

Si le soir de la première, la fille du pharaon était un véritable régal à tous les niveaux, ce ne fut malheureusement pas le cas ce soir. Si le ballet est en lui-même toujours aussi agréable à voir, la seconde distribution y fut néanmoins moins à l'aise.

Svetlana Zakharova qui dansait le soir de la première est de ces danseuses qui ont à la fois le style de leurs compagnies mais également une présence et un rayonnement particulier qu’il fait qu’elles sont appréciées partout où elles se produisent, car leur manière de danser est sans doute plus « universelle » et font d’elles des danseuses internationales. Ici, Nadejda Gracheva est la ballerine russe typique du Bolchoï avec une grâce innée, de longues jambes, mais un pied moins travaillé, des dégagés superbes, et des bras moelleux, elle évoque un peu physiquement Noella Pontois, mais sa technique est parfois approximative et parfois sublime. Dans la scène du Nil, sa variation et son adage avec quatre ondins, elle évoque irrésistiblement Giselle par sa légèreté, et on peut s'empêcher de penser à Natalia Bessmertnova.

A ses côtés Ruslan Skvortsov a certes un très beau physique de danseur noble, toutefois sa danse est parfois limitée, peu d'ampleur dans les sauts, et il est souvent à la peine dans la rapidité des enchaînements souhaités par Pierre Lacotte, les tours sont également souvent chancelants et son jeu est un peu limité. Par contre c'est un partenaire attentif et un danseur musical.

Gennadi Yannin est toujours excellent dans le rôle de Passiphonte, il évoque le comique de service que l'on voit souvent dans des duos masculins. Elena Andrienko campe une Ramzé minaudante, plus esclave "soumise" qu'amie dévouée, si techniquement c'est bien exécuté en dépit de jambes pas suffisamment tendues, cela manque singulièrement d'âme et d’humour notamment dans la fameuse variation du 2e acte.

Dans le grand pas d'action, on note toujours la bonne performance de Denis Medvedev ainsi que celle plus courte de Ian Godovski, même s'il le premier est un peu moins parfait que le soir de la première. Anastasia Yatsenko semble un peu éteinte ce soir que ce soit dans cette variation ou dans celle du Quadalquivir par contre Anastasia Goriachova semble plus pleine d’esprit.

Au troisième acte, la découverte de la soirée est Ekaterina Schipulina danseuse gracieuse, souriante et musicale, aux arabesques magnifiques qui campe une jolie femme de pêcheur et un Congo déchainé. Par contre, Maria Allash présente une raideur inhabituelle chez les danseuses de la compagnie et manque curieusement de grâce dans la variation de la Neva.

On admire par contre le corps de ballet féminin avec le moelleux des bras du dos au bout des doigts, leur ensemble quasi-impeccable, et leur joie de danser visible ! Et le charme des décors, des costumes et des éclairages opèrent toujours de la même manière notamment dans la superbe scène du Nil !

Malgré une deuxième distribution plus décevante, La Fille n'en reste pas moins un superbe ballet à grand spectacle et où la danse est reine.



Edited by Cathy

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