| l’Opéra de Paris/Paris Opera Ballet Par Catherine Schemm Soirée du 22 décembre 2003 – Opéra de Paris, Palais Garnier Merveilleuse alternance Pavane nous permettait de revoir une des créatrices du rôle à savoir Céline Talon entourée de Gil Isoart, lui aussi participant de la création et Alessio Carbone. La chorégraphie prend un nouvel essor avec ce trio, car Céline apporte une puissance fantastique à cette oeuvre toujours aussi courte. Glacial Decoy est vraiment une pièce austère et même si l'alternance nous permettait de voir Aurélia Bellet dans le rôle de Miteki Kudo et Béatrice Martel dans celui tenu lors de la première par Aurélia, le ballet est toujours aussi ennuyeux, même si Aurélia Bellet demeure la vraie révélation de cette oeuvre. Trait d'union permettait de découvrir un duo inattendu qui remplaçait Jérémie Bélingard et Kader Belarbi à savoir Alessio Carbone et Benjamin Pech. Si ce duo est moins émouvant que celui formé par Laurent Hilaire et Wilfried Romoli, il a une fougue magnifique et est sans doute plus équivoque. Ce ballet nous permet d'admirer l'étendue des talents de Benjamin dans le répertoire contemporain. Liebesliederwaltzer nous permettait de voir aussi la seconde distribution, avec celle-ci le ballet a semble prendre un tout autre sens. Les danseurs sont
tous quasiment parfaits, on note l'élégance très
dix-neuvième siècle de Nicolas Paul, de Christophe Duquenne
vraiment très à l'aise dans ce répertoire et de Benjamin
Pech, qui jouent à tour de rôle les séducteurs. Isabelle
Ciaravola bien que parfaite semble un peu éteinte après
Delphine Moussin Conforme à l'esprit du rôle, Dorothée
Gilbert est une charmante coquette du XIXe siècle, elle fait merveille
dans ce ballet qu'elle n'a que très peu répété,
remplaçant Karin Averty, elle nous gratifie d'un lyrisme rare et
de sa vivacité habituelle. Marie-Agnès Gillot est extraordinaire
dans le solo de son pas de deux sur pointes, équilibre, arabesques
longuement tendues, ralenti, une superbe performance. Nathalie Riqué
quant à elle est plus mélancolique dans ce rôle mais
également parfaite. Par contre comme d'habitude, Yann Saiz manque
toujours un peu de style. Le ballet semble prendre tout son sens avec
cette deuxième distribution, et nous montre tout un jeu de la séduction
entre les différents protagonistes. Ce ballet est vraiment un ravissement
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