January 2004

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l’Opéra de Paris/Paris Opera Ballet
Programme Kelemenis, Brown, Preljocaj, Balanchine
'Pavane,' 'Glacial Decoy,' 'Trait d'Union,' 'Liebesliederwaltz'

Par Catherine Schemm

Soirée du 22 décembre 2003 – Opéra de Paris, Palais Garnier

Merveilleuse alternance

Pavane nous permettait de revoir une des créatrices du rôle à savoir Céline Talon entourée de Gil Isoart, lui aussi participant de la création et Alessio Carbone. La chorégraphie prend un nouvel essor avec ce trio, car Céline apporte une puissance fantastique à cette oeuvre toujours aussi courte.

Glacial Decoy est vraiment une pièce austère et même si l'alternance nous permettait de voir Aurélia Bellet dans le rôle de Miteki Kudo et Béatrice Martel dans celui tenu lors de la première par Aurélia, le ballet est toujours aussi ennuyeux, même si Aurélia Bellet demeure la vraie révélation de cette oeuvre.

Trait d'union permettait de découvrir un duo inattendu qui remplaçait Jérémie Bélingard et Kader Belarbi à savoir Alessio Carbone et Benjamin Pech. Si ce duo est moins émouvant que celui formé par Laurent Hilaire et Wilfried Romoli, il a une fougue magnifique et est sans doute plus équivoque. Ce ballet nous permet d'admirer l'étendue des talents de Benjamin dans le répertoire contemporain.

Liebesliederwaltzer nous permettait de voir aussi la seconde distribution, avec celle-ci le ballet a semble prendre un tout autre sens.

Les danseurs sont tous quasiment parfaits, on note l'élégance très dix-neuvième siècle de Nicolas Paul, de Christophe Duquenne vraiment très à l'aise dans ce répertoire et de Benjamin Pech, qui jouent à tour de rôle les séducteurs. Isabelle Ciaravola bien que parfaite semble un peu éteinte après Delphine Moussin Conforme à l'esprit du rôle, Dorothée Gilbert est une charmante coquette du XIXe siècle, elle fait merveille dans ce ballet qu'elle n'a que très peu répété, remplaçant Karin Averty, elle nous gratifie d'un lyrisme rare et de sa vivacité habituelle. Marie-Agnès Gillot est extraordinaire dans le solo de son pas de deux sur pointes, équilibre, arabesques longuement tendues, ralenti, une superbe performance. Nathalie Riqué quant à elle est plus mélancolique dans ce rôle mais également parfaite. Par contre comme d'habitude, Yann Saiz manque toujours un peu de style. Le ballet semble prendre tout son sens avec cette deuxième distribution, et nous montre tout un jeu de la séduction entre les différents protagonistes. Ce ballet est vraiment un ravissement !

Edited by Jeff.

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