![]() ![]() |
| l’Opéra de Paris/Paris Opera Ballet Par Jean-Luc Donay Soirée du 6 décembre 2003, matinée -- Opéra de Paris, Palais Garnier Je dois dire qu'à la lecture des impressions de CD, je m'attendais à une telle catastrophe que finalement (et bien logiquement), j'ai été agréablement surpris... Concerto Barocco (Laetitia Pujol, Nolwenn Daniel et Benjamin Pech) Ce ballet est (pour moi) le plus musical des ballets de Balanchine. Aussi, les interprètes danseurs se doivent de connaître parfaitement la musique, chacun d'entre eux étant sensé être associé à une ligne musicale ou à un instrument. Laetitia Pujol a été correcte, sans être franchement intéressante. Je n'ai pas vu de fautes techniques, mais sur l'interprétation il manque vraiment quelque chose; elle aligne les pas sans être concernée. L'adage m'a semblé ennuyeux et sans grand lyrisme. Le style m'a paru approximatif, elle ne m'a pas convaincu. Son alter ego, Nolwenn Daniel m'a paru beaucoup plus à l'aise dans ce répertoire, dansant avec simplicité et beaucoup de délicatesse (je dirais quelle dansait "facilement") et dans un style juste. Benjamin Pech fut un partenaire attentif puisque son rôle ne se résume qu'à ça à peu de choses près. Le Corps de Ballet se distingue par la netteté des mouvements et sa musicalité. Il y a eu quelques ratés (toutes proportions gardées bien entendu), mais on remarque particulièrement Dorothée Gilbert (quel style !), Céline Talon, Nathalie Aubin et Aurore Cordellier. Tchaïkovsky pas de deux (Agnès Letestu et José Martinez) Un couple étincelant! La danse est propre (malgré quelques petites erreurs techniques bien pardonnables de la part d'Agnès), le style est très juste. L'adage fut magnifiquement interprété, avec beaucoup de classe et d'élégance. José Martinez nous a donné une variation et une coda fort brillantes, rapides et sans bavures. Agnès Letestu, si elle n'a pas la vivacité d'Aurélie Dupont, s'en est sortie avec beaucoup de panache dans sa variation et sa Coda. C’est là qu’on voit la marque d’une Etoile, car à mon sens, ce pas de deux ne rentre pas dans la technique d’Agnès Letestu. Sa performance est malgré cela tout à fait convaincante. Le succès de la matinée (mais c'est aussi la chorégraphie la plus brillante...). Afternoon of a Faun (Emilie Cozette et Karl Paquette) Cette production de Jerome Robbins ne m'a jamais beaucoup emballé, mais bon. Quand les interprètes ont quelque chose à dire, cela passe, mais aujourd'hui j'ai trouvé cela plus qu'ennuyeux; on se fiche de la technique dans ce ballet ce n’est pas le propos ici. Karl Paquette n'a pas l'aura suffisante, tandis qu’Emile Cozette manque singulièrement de sensualité, si bien qu’aucune émotion n’est transmise au spectateur (du moins pas moi). Enfin, la musique était là ! Sérénade (Marie-Agnès Gillot, Delphine Moussin, Nathalie Riqué, Jean-Guillaume Bart et Christophe Duquenne. Ce ballet crée
initialement pour l'école de danse de la Julliard School est inspiré
des cours de danse que Balanchine dispensait à New-York. Vraiment
inspiré puisque quelques anecdotes figurent même dans la
chorégraphie actuelle...! On commence par les bras, aspect fondamental
de la danse : à n’en pas douter Balanchivadzé a bien
été imprégné par l’enseignement de l’Ecole
du Mariinsky! En résumé, un spectacle agréable, un peu trop court (!!), et qui montre la compagnie en plutôt bonne forme. Edited by Jeff. Please join the discussion in our forum. |
|
about us • writers' guidelines • faq • privacy policy • copyright notice • advertising • contact us |